Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

Après cette nuit tant appréciée passée à York en milieu de trajet, nous avons donc repris la route en direction des Highlands qui nous attendaient. Les routes ne sont pas comme en France et nous n’avons pas tellement le choix au niveau de l’itinéraire. Nous nous retrouvons donc au milieu de tous les vacanciers désireux tout comme nous de rencontrer les terres écossaises et slalomant entre les camions dès qu’ils en ont la possibilité. Il reste peu de kilomètres et nous y passons pourtant la journée. Mais à mi-chemin déjà, l’horizon se dresse par endroits, se vallonne, en même temps que le ciel se voile laissant percer des pluies qui viennent nous surprendre dans nos contemplations. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

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Roadtrip en Écosse #2 : escale à York

La route est longue pour rejoindre les Highlands, ses paysages se méritent et notre impatience grandit au fil des heures. Nous nous décidons malgré tout à faire une escale en Angleterre, à quelques kilomètres de la frontière, histoire de nous reposer un peu, de nous dégourdir les jambes et de manger un bout. C’est à York que nous avons choisi de poser nos valises le temps d’une soirée et d’une nuit bien méritée. Je découvre cette jolie ville de briques rouges pour la première fois et suis charmée par tout ce que j’y vois. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #2 : escale à York

5 idées de lectures avant un voyage en Écosse

ECOSSE

Lors de mes voyages, j’aime m’imprégner totalement du pays qui m’accueille. C’est pourquoi je me plais tant à flâner dans les cafés les moins touristiques de ses villes, observant un temps les habitués du quartier, écoutant leurs échanges, leur accent, leurs rires. Je m’arrête dans les librairies, j’épluche les journaux et les nouveautés littéraire du pays. J’observe dans les rues les passants ignorant mes coups d’œil persistants. De retour à la maison, je prolongerai le séjour, j’entretiendrai ses sensations à travers la découverte des photographies développées, quelques reprises de mes carnets, de mes dessins, des quelques mots que j’y aurai gribouillé. Parfois, le voyage commence même avant d’avoir pris la route. Si j’aime débarquer sur de nouvelles terres les yeux bandés, sans rien savoir et prête à tout découvrir jour après jour à travers les simples commentaires des locaux rencontrés au gré de mes déplacements, j’aime aussi, souvent, m’y prendre quelques jours à l’avance. J’emprunte une poignée de livres à la bibliothèque, des livres sur le pays, ou écrits par les auteurs que ce dernier a vu naître, et paraître. Je pioche dans la musique locale, et je titille mon impatience en visionnant quantité d’images promptes à me faire saliver d’avance. Pour ce voyage en Écosse prévu en août, j’ai donc repris mes habitudes, et mes lectures. En voici un rapide aperçu.

A travers l’Écosse, Robert Louis Stevenson

Recueil de textes rédigées par l’auteur écossais, édimbourgeois émigré dès qu’il fut en âge de voyager, A travers l’Écosse témoigne du sentiment ambigu, lassitude mêlée de nostalgie, horreur passionnée qu’il entretient à l’égard d’un pays qu’il ne finira jamais de quitter :  notes de voyages, récits, souvenirs d’enfance, essais, Stevenson n’a jamais cessé d’écrire sur le pays qui l’a vu naître. Au détour de ruelles qu’il décrit avec une précision déroutante, l’histoire rejoint les légendes locales et souvent terrifiantes de l’Écosse. On y retrouve son Edimburgh Picturesque Notes, célèbre texte qui fit scandales tant il s’y montre impitoyable à l’égard de la ville comme de ses habitants.

Vous trouverez l’ouvrage aux éditions Complexe, qui proposent la traduction inédite de ces multiples écrits du père du Dr Jekyll et de M. Hyde.

La fille du temps, Josephine Tey

On continue avec une écrivaine écossaise du début du XXe siècle. Josephine Tey – Elizabeth Mackintosh en réalité – est principalement connue pour ses romans policiers. Dans celui-ci, elle raconte l’histoire de l’inspecteur Alan Grant (Scotland Yard), immobilisé sur son lit d’hôpital et qui pour se distraire passe en revue divers portraits de personnages historiques. Il finit par s’intéresser au cas de Richard III dont il cherche à démontrer l’innocence malgré les accusations qui l’accablent dans le cadre de la célèbre affaire des Princes de la Tour.

Il s’agit de la plus célèbre enquête de l’auteure – à la première place dans la liste des cent meilleurs romans policiers de tous les temps selon la Crime Writer’s Association de 1990, et à la quatrième place parmi les cent meilleurs livres policiers d’après l’association des Mystery Writers of America – et je vous la conseille absolument.

Macbeth, Shakespeare

Un classique parmi les classiques ici, avec le célèbre Macbeth de Shakespeare.  La tragédie se déroule en Écosse, sous le règne du roi Duncan, rapidement assassiné par l’ambitieux Macbeth, héros de ce récit. La rédaction de cette courte pièce coïncide avec l’arrivée sur le trône d’Angleterre du roi écossais Jacques VI Stuart, et s’inspirerait également des Chroniques d’Angleterre, Écosse et Irlande (1577) de Holinshed. Relatant en les combinant une série d’événements survenus au XIe siècle en Écosse, Macbeth est donc l’occasion de revoir ses classiques tout en s’imprégnant de l’histoire écossaise.

Waverley et autres romans (Pléiade), Walter Scott

Difficile de proposer cet article sans me référer à Walter Scott, poète et écrivain écossais né à Édimbourg à la fin du XVIIIe siècle. Dans ses romans, l’auteur se réfère souvent à l’Écosse, à son histoire, à ses décors. Ils sont tous à découvrir et j’ai personnellement emprunté une Pléiade pour me familiariser un peu avec ses écrits.

Écosse, par les éditions Lonely Planet

Pour finir, je quitte la littérature et vous recommande l’édition de Lonely Planet sur l’Écosse dans la préparation de votre séjour. Je suis chaque fois séduite par l’esthétique de leurs ouvrages et le contenu ne m’a jamais déçue. Dans celui-ci vous trouverez d’abord un condensé des meilleures choses à faire ou à voir en Écosse, avec les festivals, les activités phares, des itinéraires et des parcours de randonnées. Par la suite, vous pourrez découvrir pas à pas chaque région du pays avec de nombreux conseils et des cartes plutôt bien réalisées quoique parfois incomplètes pour illustrer le tout. L’histoire, la culture, la géographie du pays sont présentées par des auteurs locaux, Neil Wilson et Andy Symington. En fin d’ouvrage, un carnet pratique et un guide des transports peuvent également s’avérer très utiles une fois sur place !

Roadtrip en Écosse #1 : Avant le départ

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Ceux qui me suivent sur Instagram ou sur Twitter ont déjà eu vent de la nouvelle, j’ai manqué de temps pour en faire l’annonce sur le blog un peu plus tôt, mais je prends quelques minutes à deux jours de notre grand départ pour vous en dire quelques mots. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #1 : Avant le départ

« La Bouitte », hôtel-restaurant de luxe : une belle histoire de famille

Le thème que j’aborde aujourd’hui diffère quelque peu des précédents, en ce qu’il s’agit d’un lieu que je n’ai encore jamais visité, et que je ne visiterai probablement pas de si tôt. Des recherches dans le cadre de mon travail actuel m’ont conduite à cette jolie découverte que j’aimerais te faire partager, d’abord car le lieu est superbe, mais surtout parce que cette histoire d’entreprise familiale couronnée de succès me plait beaucoup. Je te présente donc : La Bouitte !

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Une histoire de famille qui finit bien

Cette histoire dont j’aimerais te parler est celle de René et Marie-Louise Meilleur. En 1976, le couple achète ce qui n’est alors qu’un champ de pommes-de-terre. Au milieu des montagnes, ils dressent ce qui deviendra bientôt « La Bouitte », autrement dit, « Petite Maison », en patois savoyard. Petite peut-être, mais pas pour très longtemps.

La Bouitte est alors un restaurant fort sympathique qui accueille les voyageurs venus skier ou découvrir le pays quelques temps. René Meilleur est aux fourneaux, et propose une cuisine traditionnelle qui contente bien les visiteurs, à base de raclette et de fondue savoyarde, bien évidemment. Mais dès les années 80, la cuisine se fait déjà « plus élaborée et créative », se rapprochant de la gastronomie qui fera de La Bouitte un restaurant étoilé dès 2003. En 2015, elle reçoit sa troisième étoile, et cette année, l’établissement fête déjà ses 40 ans.

Aux côtés de Marie-Louise et René Meilleur se sont également installés leurs enfants. Maxime Meilleur, ancien athlète, a rejoint son père en cuisine et tous deux élaborent au jour le jour de nouvelles recettes à quatre mains. La grande soeur, Sophie, s’est quant à elle occupée de la création des 16 chambres et suites de charmes qui ont agrandi la demeure. Ajoute à ce sympathique portrait de famille les conjoints respectifs desdits enfants et tu comprendras pourquoi je parle de ce restaurant comme d’une bien belle aventure familiale.

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Un cadre de rêve

Il faut dire que la Bouitte a tout pour garantir son succès. Perchée au milieu des montagnes alpines, entre plusieurs stations de ski, elle a de quoi séduire les visiteurs qui s’y égareraient. Ses bâtisseurs se sont montrés soucieux d’assurer à la demeure le charme des chalets de montagne, et ils ont su allier l’attrait pittoresque d’un refuge simple et chaleureux, et le confort d’un hôtel de luxe.

En effet, derrière cette façade de pierres et de bois, se cache un restaurant étoilé mais aussi un hôtel de luxe ayant ouvert ses portes plus récemment. Les chambres sont dites « de charme » et en effet, quoi de plus charmant que ces pièces décorées à la façon d’antan, parsemées de plaids et de coussins moelleux, autour du foyer d’une cheminée qui trône au milieu de l’espace. Mais derrière ses airs de maison de campagne, la chambre offre tout le confort nécessaire : salle de bain dernier cri, télévision, wifi gratuit…

Enfin, pour se reposer de ces longues journées de vadrouille, un spa de montagne, « La Bèla Vya » a été installé récemment. (Et j’irais bien y passer le reste de l’année, personnellement…)

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Un programme culinaire prometteur

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Pour en revenir au restaurant, c’est toujours René Meilleur qui tient les commandes, accompagné depuis plusieurs années de son fils Maxime.

 Aucun d’eux n’ayant suivi de formation particulière, c’est en autodidactes qu’ils concoctent les mets qui font le bonheur des visiteurs, et leur valurent l’obtention d’une dernière étoile l’an dernier.

Leur objectif ? Trouver l’équilibre parfait « entre tradition et modernité, simplicité et élégance, précision et prise de risque », cela dans une interprétation séduisante des meilleurs produits du terroir. Une cuisine à l’image de tout le reste, en somme.

Pour conclure…

Cet article ressemble plus à une publicité qu’à une après-midi découverte, diras-tu peut-être. Ma méconnaissance du lieu ne permettait pas la critique, et je n’irai pas demain faire la découverte d’un domaine étoilé. L’idée n’était pas de faire connaître l’endroit, mais son histoire. J’ai été séduite par cette entreprise familiale, qui a su évoluer à son rythme et séduire ainsi progressivement chacun de ceux qui passaient la porte de leur établissement.

Les photos ne sont pas de moi, mais je n’en ai pas retrouvé les auteurs. Si vous avez votre idée, n’hésitez pas à vous manifester !

Un week-end à Gand #Belgique

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Je me souviens de cette journée ensoleillée. Nous avions quitté Paris à l’aube, le ciel était gris et la bruine pleurait sur le pare-brise. J’ai dormi tout le long de la route, et me suis réveillée au passage de la frontière. Welcome in Belgium.

Découvrir Gand et tomber amoureuse

Pour notre court séjour, nous avions choisi de passer nos nuits à Gand, une ville située dans la région flamande de la Belgique, c’est à dire, au nord du pays. De la Belgique, je ne connaissais que Bruxelles. Mon père y est né, j’ai de la famille là bas, ainsi nous y passions nos vacances, quand j’étais petite, sans jamais quitter la ville. J’en connais les façades en briques rouges, les bars à thème, la Grand-Place. Je connais même la ville de l’intérieur. Ces appartements tout en longueur, presque sans fenêtres, où la chambre laisse sa place à la cuisine, qui précède le salon, qui débouche à son tour sur une chambre. Parcours linéaire qui accueille en son centre une grande tablée où les plats divers embaument tous le logis.

La Belgique à mes yeux, et dans mon souvenir, c’était Bruxelles, cette ville aux milles sourires. L’automne dernier, j’en ai découvert de nouvelles facettes encore méconnues. Et Gand fut une sacrée surprise, apte à déjouer tous mes préjugés. Je ne connais pas Amsterdam, je dois y aller depuis longtemps mais je n’en ai pas encore eu l’occasion. Cependant, c’est exactement l’image que j’en ai. Une ville à taille humaine, pleine de pavés et de verdure, bordée d’eau et baignée de lumière. Aux quatre coins de cette ville, des vélos défilant à rythmes variés. Des vélos déposés à l’aveugle contre des arbres rougis par la saison déclinante. Des maisons aux mille couleurs, et des boutiques aux façades fascinantes. Et du chocolat, bien sûr, embaumant cet air frais qui vient s’écraser sur nos joues.

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Sous les pavés, l’histoire.

Après avoir déposé nos affaires dans un hôtel adorable et tout de blanc vêtu, à deux pas du château des Comtes, dit « Gravensteen », vieil héritage du XIIème siècle – qui est en travaux au moment de notre passage et que nous n’avons par conséquent pas eu la chance de visiter – nous décidons d’aller découvrir la ville.

Celle-ci semble être un musée à elle seule. Si je devais établir une comparaison un peu bancale, je la ferais avec la ville de Carcassonne, ville médiévale on ne peut plus dépaysante. Carcassonne oui, le côté touristique en moins. Au bord de ces rues pavées s’exposent des maisons à l’architecture médiévale séduisante, auxquelles le soleil déclinant donne toujours plus de charme. Je suis tombée amoureuse de ces façades vieillies, toutes de briques vêtues.

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Et L’Agneau Mystique dans tout ça ?!

Je ne parle pas ici du fameux beffroi de Gand, mais surtout, je ne mentionne pas L’agneau mystique de Van Eyck qu’abrite la cathédrale Saint Bavon. La raison en est simple, la déception fut trop grande. Ce retable semble être l’incontournable de la ville, et j’en avais beaucoup entendu parler avant mon départ. Sur place, on a insisté pour m’emmener voir ce fameux chef d’oeuvre, ce que j’ai fait. Mais payer 4€ simplement pour avoir l’honneur d’observer ce polyptyque, dans une pièce minuscule et noircie de monde, je trouve ça consternant. Et découvrir, en plus, que la moitié du retable avait été retirée pour restauration a terminé de m’achever.

Et toi, tu connais Gand ? Qu’en as-tu pensé/envisages-tu de visiter cette jolie ville ?

Une retraite de quelques instants au Béguinage de Bruges. #Belgique

Il est de ces endroits qui marquent sans que l’on sache pourquoi. Comment expliquer ce qui a provoqué en soi un si profond bouleversement, comment poser des mots sur un silence, des phrases sur un frisson ?

Je me souviens que la pluie était tombée sur nous toute la journée. Nous nous promenions, bras dessus, bras dessous, bien décidés à ne pas nous laisser abattre par ce froid qui nous glaçait le bout des doigts, crispés si fort au fond de nos poches. Nous marchions sans relâche, arpentant les rues grises d’une Bruges un peu morose. Les calèches nous dépassaient à chaque coin de rue, se mêlant aux voitures et embrumant nos esprits déjà bien engourdis. Avec le recul, je vois cette promenade, qui nous conduisit jusqu’au béguinage, comme une lente remontée dans le temps.

Soudain, le silence. Une fontaine qui s’écoule et où viennent s’échouer les cheveux en fin de parcours, encore attelés, trempés de sueur et de pluie. Cette pluie qui s’est calmée pour nous laisser dans un mystérieux brouillard. Des calèches et plus de moteurs. Le vent dans les feuilles, l’odeur de la nature humide. Un arrêt dans le temps.

Calèche-nature-peaceful_DSC0804animal-cygne-cute_DSC0835Où l’histoire croise nos pas…

Le Béguinage de Bruges date du XIIIème siècle, de 1245 pour être exacte. Autant dire qu’ils sont nombreux, les pieds qui ont foulé ce sol humide et couvert de feuilles mortes, avant nous. Il résulte de l’association de jeunes filles sans ressources, femmes célibataires ou veuves pour la plupart. Celles-ci, dès lors, gagnèrent leur vie en travaillant la laine, destinée aux tisserand de la région. Il y aurait ensuite beaucoup à dire sur cette initiative, sur l’autonomie de ces jeunes femmes à une époque où la place de la femme est encore largement discutée aujourd’hui. C’est un sujet passionnant pour l’étudiante en histoire des femmes que je suis, et je vous invite à aller jeter un oeil sur les nombreux articles ayant été rédigés à ce sujet et qui sont disponibles en ligne pour une grande partie.

Aujourd’hui cependant, le béguinage n’est plus. En effet, après une longue période de prospérité, le béguinage connait une période de crise liée aux circonstances politiques de l’époque, et il se voit supprimé par l’administration révolutionnaire française de la fin du XVIIIe siècle. S’il en reste quelque chose aujourd’hui, c’est grâce à l’initiative du chanoine Rodolphe Hoornaert, qui fonde la communauté religieuse bénédictine des « Filles de l’Eglise » au XXe siècle. Ainsi le béguinage est-il en fait, aujourd’hui, un monastère.

Inscrite dans le présent

Arpentant le jardin paisible de ce monastère, j’aperçois aux fenêtres une femme penchée sur ses papiers. Les cheveux recouverts d’un voile, le visage pâle, l’air appliqué. Le monument historique prend vie sous mes yeux, des soeurs bénédictines s’y déplacent comme dans le temps, marchant sur les pas des béguines d’autrefois.
Les lampes sont allumées, et éclairent faiblement, sous les fenêtres, ses visages que je distingue de loin et qui se révèlent de plus en plus nombreux.

Je me tais. J’ai l’impression d’avoir franchi un espace interdit, de m’immiscer dans ces vies qui se veulent en retrait. Pourtant, mon pas reste lent, léger. Je me tais. Je garde les yeux en l’air, à tel point que je n’ai aucun souvenir de ce jardin qui m’apparaît pourtant si beau, si serein. Je ne peux détacher mon regard de ces fenêtres silencieuses, où s’activent, mystérieuses, les héritières d’une histoire de près de huit cents ans._DSC0831

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Béguinage de Bruges
30 place Begijnhof
8000 Bruges
(Entrée libre)