Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

Après cette nuit tant appréciée passée à York en milieu de trajet, nous avons donc repris la route en direction des Highlands qui nous attendaient. Les routes ne sont pas comme en France et nous n’avons pas tellement le choix au niveau de l’itinéraire. Nous nous retrouvons donc au milieu de tous les vacanciers désireux tout comme nous de rencontrer les terres écossaises et slalomant entre les camions dès qu’ils en ont la possibilité. Il reste peu de kilomètres et nous y passons pourtant la journée. Mais à mi-chemin déjà, l’horizon se dresse par endroits, se vallonne, en même temps que le ciel se voile laissant percer des pluies qui viennent nous surprendre dans nos contemplations. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

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Roadtrip en Écosse #2 : escale à York

La route est longue pour rejoindre les Highlands, ses paysages se méritent et notre impatience grandit au fil des heures. Nous nous décidons malgré tout à faire une escale en Angleterre, à quelques kilomètres de la frontière, histoire de nous reposer un peu, de nous dégourdir les jambes et de manger un bout. C’est à York que nous avons choisi de poser nos valises le temps d’une soirée et d’une nuit bien méritée. Je découvre cette jolie ville de briques rouges pour la première fois et suis charmée par tout ce que j’y vois. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #2 : escale à York

Un week-end à Gand #Belgique

Fleuve-Belgique-Bateau

Je me souviens de cette journée ensoleillée. Nous avions quitté Paris à l’aube, le ciel était gris et la bruine pleurait sur le pare-brise. J’ai dormi tout le long de la route, et me suis réveillée au passage de la frontière. Welcome in Belgium.

Découvrir Gand et tomber amoureuse

Pour notre court séjour, nous avions choisi de passer nos nuits à Gand, une ville située dans la région flamande de la Belgique, c’est à dire, au nord du pays. De la Belgique, je ne connaissais que Bruxelles. Mon père y est né, j’ai de la famille là bas, ainsi nous y passions nos vacances, quand j’étais petite, sans jamais quitter la ville. J’en connais les façades en briques rouges, les bars à thème, la Grand-Place. Je connais même la ville de l’intérieur. Ces appartements tout en longueur, presque sans fenêtres, où la chambre laisse sa place à la cuisine, qui précède le salon, qui débouche à son tour sur une chambre. Parcours linéaire qui accueille en son centre une grande tablée où les plats divers embaument tous le logis.

La Belgique à mes yeux, et dans mon souvenir, c’était Bruxelles, cette ville aux milles sourires. L’automne dernier, j’en ai découvert de nouvelles facettes encore méconnues. Et Gand fut une sacrée surprise, apte à déjouer tous mes préjugés. Je ne connais pas Amsterdam, je dois y aller depuis longtemps mais je n’en ai pas encore eu l’occasion. Cependant, c’est exactement l’image que j’en ai. Une ville à taille humaine, pleine de pavés et de verdure, bordée d’eau et baignée de lumière. Aux quatre coins de cette ville, des vélos défilant à rythmes variés. Des vélos déposés à l’aveugle contre des arbres rougis par la saison déclinante. Des maisons aux mille couleurs, et des boutiques aux façades fascinantes. Et du chocolat, bien sûr, embaumant cet air frais qui vient s’écraser sur nos joues.

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Bike-Promenade-Gand

Sous les pavés, l’histoire.

Après avoir déposé nos affaires dans un hôtel adorable et tout de blanc vêtu, à deux pas du château des Comtes, dit « Gravensteen », vieil héritage du XIIème siècle – qui est en travaux au moment de notre passage et que nous n’avons par conséquent pas eu la chance de visiter – nous décidons d’aller découvrir la ville.

Celle-ci semble être un musée à elle seule. Si je devais établir une comparaison un peu bancale, je la ferais avec la ville de Carcassonne, ville médiévale on ne peut plus dépaysante. Carcassonne oui, le côté touristique en moins. Au bord de ces rues pavées s’exposent des maisons à l’architecture médiévale séduisante, auxquelles le soleil déclinant donne toujours plus de charme. Je suis tombée amoureuse de ces façades vieillies, toutes de briques vêtues.

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Et L’Agneau Mystique dans tout ça ?!

Je ne parle pas ici du fameux beffroi de Gand, mais surtout, je ne mentionne pas L’agneau mystique de Van Eyck qu’abrite la cathédrale Saint Bavon. La raison en est simple, la déception fut trop grande. Ce retable semble être l’incontournable de la ville, et j’en avais beaucoup entendu parler avant mon départ. Sur place, on a insisté pour m’emmener voir ce fameux chef d’oeuvre, ce que j’ai fait. Mais payer 4€ simplement pour avoir l’honneur d’observer ce polyptyque, dans une pièce minuscule et noircie de monde, je trouve ça consternant. Et découvrir, en plus, que la moitié du retable avait été retirée pour restauration a terminé de m’achever.

Et toi, tu connais Gand ? Qu’en as-tu pensé/envisages-tu de visiter cette jolie ville ?

Une retraite de quelques instants au Béguinage de Bruges. #Belgique

Il est de ces endroits qui marquent sans que l’on sache pourquoi. Comment expliquer ce qui a provoqué en soi un si profond bouleversement, comment poser des mots sur un silence, des phrases sur un frisson ?

Je me souviens que la pluie était tombée sur nous toute la journée. Nous nous promenions, bras dessus, bras dessous, bien décidés à ne pas nous laisser abattre par ce froid qui nous glaçait le bout des doigts, crispés si fort au fond de nos poches. Nous marchions sans relâche, arpentant les rues grises d’une Bruges un peu morose. Les calèches nous dépassaient à chaque coin de rue, se mêlant aux voitures et embrumant nos esprits déjà bien engourdis. Avec le recul, je vois cette promenade, qui nous conduisit jusqu’au béguinage, comme une lente remontée dans le temps.

Soudain, le silence. Une fontaine qui s’écoule et où viennent s’échouer les cheveux en fin de parcours, encore attelés, trempés de sueur et de pluie. Cette pluie qui s’est calmée pour nous laisser dans un mystérieux brouillard. Des calèches et plus de moteurs. Le vent dans les feuilles, l’odeur de la nature humide. Un arrêt dans le temps.

Calèche-nature-peaceful_DSC0804animal-cygne-cute_DSC0835Où l’histoire croise nos pas…

Le Béguinage de Bruges date du XIIIème siècle, de 1245 pour être exacte. Autant dire qu’ils sont nombreux, les pieds qui ont foulé ce sol humide et couvert de feuilles mortes, avant nous. Il résulte de l’association de jeunes filles sans ressources, femmes célibataires ou veuves pour la plupart. Celles-ci, dès lors, gagnèrent leur vie en travaillant la laine, destinée aux tisserand de la région. Il y aurait ensuite beaucoup à dire sur cette initiative, sur l’autonomie de ces jeunes femmes à une époque où la place de la femme est encore largement discutée aujourd’hui. C’est un sujet passionnant pour l’étudiante en histoire des femmes que je suis, et je vous invite à aller jeter un oeil sur les nombreux articles ayant été rédigés à ce sujet et qui sont disponibles en ligne pour une grande partie.

Aujourd’hui cependant, le béguinage n’est plus. En effet, après une longue période de prospérité, le béguinage connait une période de crise liée aux circonstances politiques de l’époque, et il se voit supprimé par l’administration révolutionnaire française de la fin du XVIIIe siècle. S’il en reste quelque chose aujourd’hui, c’est grâce à l’initiative du chanoine Rodolphe Hoornaert, qui fonde la communauté religieuse bénédictine des « Filles de l’Eglise » au XXe siècle. Ainsi le béguinage est-il en fait, aujourd’hui, un monastère.

Inscrite dans le présent

Arpentant le jardin paisible de ce monastère, j’aperçois aux fenêtres une femme penchée sur ses papiers. Les cheveux recouverts d’un voile, le visage pâle, l’air appliqué. Le monument historique prend vie sous mes yeux, des soeurs bénédictines s’y déplacent comme dans le temps, marchant sur les pas des béguines d’autrefois.
Les lampes sont allumées, et éclairent faiblement, sous les fenêtres, ses visages que je distingue de loin et qui se révèlent de plus en plus nombreux.

Je me tais. J’ai l’impression d’avoir franchi un espace interdit, de m’immiscer dans ces vies qui se veulent en retrait. Pourtant, mon pas reste lent, léger. Je me tais. Je garde les yeux en l’air, à tel point que je n’ai aucun souvenir de ce jardin qui m’apparaît pourtant si beau, si serein. Je ne peux détacher mon regard de ces fenêtres silencieuses, où s’activent, mystérieuses, les héritières d’une histoire de près de huit cents ans._DSC0831

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Béguinage de Bruges
30 place Begijnhof
8000 Bruges
(Entrée libre)

#Blog : Je me suis perdue.


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Je me suis trompée. Lorsque j’ai décidé de reprendre cette page, j’étais pleine de ces idées préconçues qui s’imposent progressivement à la vue de ces centaines de blogs très réussis et plein de personnalité, frais de leur succès. J’avais en moi l’idée de ce que je voulais partager avec vous, avec mes lecteurs, mais je me suis laissée aveugler par l’envie d’être lue rapidement, pour enfin me laisser aller à me faire plaisir ici.

& je me suis trompée. Il n’y a ici aucune compétition, et les chiffres évoluant dans la barre de mes statistiques ne sont révélateurs de rien si l’on n’y vient voir que des articles convenus, régis par les lois de la blogosphères.

Alors je vais, encore une fois, reprendre tout cela. J’ai commencé à re-configurer un peu cette page, il me faut encore faire du tri entre les articles sincères et les articles dictés par une ambition aveuglante. J’ai oublié de me faire plaisir et j’ai oublié d’être moi-même. Le piège du virtuel, j’imagine.

Les voyages seront toujours à l’honneur, mais les listes d’achats pour Noël ou les coups de coeur shopping ne sont que peu enthousiasmant à mes yeux. J’ai mis de côté l’écriture quand c’était ce qui me faisait en fait vibrer le plus sincèrement. Je me suis perdue en cours de route, c’est l’histoire de ma vie en somme, mais j’apprends à me remettre sur les rails, et je pense qu’il n’est pas trop tard pour m’approprier ces pages. En espérant ne pas me montrer trop décevante.

A très bientôt !décoration-home-blue

Une razzia au Comptoir Bordelais #CoupDeCoeur

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Le Comptoir Bordelais…

J’y suis tombée à tout hasard, un jour férié, peu de boutiques étaient ouvertes, j’avais galéré à me trouver un endroit où manger, je cherchais quelque chose à faire…
Je ne cherchais pas une épicerie, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y entrer. Le devanture est attirante, ces couleurs, ces mille produits exposés, ces promesses.

A l’intérieur, ça grouille de partout. De petits pots design ou vintage, à des prix très abordables ! Des épices, du chocolat, du vin, des pâtes, des huiles, du sel et… Des canelés ! Bien sûr.

Les propriétaires sont des amours. Ils sont très accueillants et ont su me conseiller sur les meilleures bouteilles (mon sac était si lourd au retour…). J’y étais passée le mercredi, j’ai tenu à y retourner le lendemain, avant mon train, pour faire, comme je le disais, un vraie razzia. Je n’ai pas encore goûté la marchandise, la plupart sont destinées à des cadeaux de Noël, mais rien que pour l’emballage j’ai des étoiles plein les yeux.

Je vous laisse apprécier tranquillement, errer comme je l’ai fait autour de ces tables pleines de marchandises colorées…

Le Comptoir Bordelais
1 Bis Rue des Pilliers de Tutelle
33000 Bordeaux

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JOUR 1 : RESTAU’ LOCAL – JULIENA

Parmi la liste de mes envies, pour ne citer personne, se trouvait si vous vous souvenez, celle de me rendre avant mon départ dans un restau’ local. Non pas typique, mais local dis-je bien, éviter les grandes chaînes de restauration, les Sushi Shop et autres enseignes assez tentantes en ce qu’elles nous parlent davantage.

Aussi me suis-je rendue ce midi dans un petit restau’ très cozy caché au bout d’une rue très calme du quartier des Chartrons. Entre le classique Starbucks et le salon de thé, entre l’épicerie fine et le snack, ce coin m’a absolument charmée dès la devanture. Pour être honnête, j’étais passée devant la veille, déjà, et m’étais contentée de la prendre en photo, tout en gardant le nom dans un coin de ma tête. Ce midi , ne sachant trop où déjeuner, j’ai donc traversé le quartier pour retrouver l’endroit fantasmé.

Je me retrouvais donc chez Juliena.

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Par bonheur, c’est également l’un des moins chers que j’ai pu trouver en me promenant dans Bordeaux, où tout n’est pas abordable, il faut bien l’avouer. Ainsi à midi, pour 8,90€, vous repartez avec : une soupe/une assiette de crudités + un croque monsieur/un sandwich/une salade + un dessert (verrine, cookie, part de tarte…)  + une boisson (pour 1€ de plus, j’ai découvert un smoothie Bio à adopter d’urgence). J’ai fait mon choix et me suis faite servir en toute convivialité avant de filer m’installer dans son gros canapé rouge en velours qui me tendait les bras.

UN BONHEUR.

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_DSC1221 Verrine cake-citron-chantilly. Je craque ! (Et je referai, at home !)

Avant de partir, s’il vous reste un peu de monnaie, de temps, et l’envie, vous trouverez également exposé quelques articles d’épicerie fine. Je n’ai pas craqué pour le moment, mais bon, il reste deux jours…

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La parfaite solution pour les smoothies à emporter partout…
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Retour dans le temps avec cette magnifique caisse enregistreuse.. Mes yeux brillent.

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Le plein de bonnes choses… Et le chien qui veille au grain.


Juliena

15 rue Notre Dame
33 300 Bordeaux