Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

Après cette nuit tant appréciée passée à York en milieu de trajet, nous avons donc repris la route en direction des Highlands qui nous attendaient. Les routes ne sont pas comme en France et nous n’avons pas tellement le choix au niveau de l’itinéraire. Nous nous retrouvons donc au milieu de tous les vacanciers désireux tout comme nous de rencontrer les terres écossaises et slalomant entre les camions dès qu’ils en ont la possibilité. Il reste peu de kilomètres et nous y passons pourtant la journée. Mais à mi-chemin déjà, l’horizon se dresse par endroits, se vallonne, en même temps que le ciel se voile laissant percer des pluies qui viennent nous surprendre dans nos contemplations. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

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J’ai testé : être famille d’accueil pour animaux (et je recommencerai)

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Qu’est-ce qu’une famille d’accueil (ou FA) pour animaux ?

Il y a plusieurs possibilités. Deux surtout, qui sont assez différentes, supposent un investissement différent, et ont des conséquences variables.

La première, proposée notamment par la SPA, suppose l’accueil définitif de l’animal par la famille. On se rapproche de l’adoption, à ceci près que la SPA se charge des frais engendrés par l’arrivée d’un petit nouveau. Tous les animaux ne sont pas concernés ; on envoie dans les familles d’accueil ceux qui n’ont eu aucun succès à l’adoption et sont au refuge depuis trop longtemps, mais aussi ceux qui présentent un certain handicap ou une pathologie significative. La famille est chargée de prendre soin de l’animal qui échappe ainsi au refuge, mais celui-ci demeure la propriété de la SPA qui prend alors en charge les frais vétérinaires et les frais de nourriture.
C’est un bon compromis pour les familles désireuses d’accueillir une petite bête à la maison mais qui n’ont pas le budget nécessaire à ses soins. C’est aussi un beau geste à l’égard de l’animal qui sans cela aurait peu de chance de quitter sa cage. Il faut cependant être conscient des conséquences de cette décision. L’animal est généralement mal en point : handicap, maladie ou vieillesse, les perspectives d’avenir sont réduites et parfois difficiles et il est important d’y réfléchir avant de franchir le pas.

La seconde possibilité, que j’ai moi-même testée, est moins contraignante, mais tout aussi utile ! Elle est généralement proposée par des associations venant au secours des animaux et disposant de trop peu de places (voire aucune, toutes n’ayant pas de refuge à leur disposition) pour soigner leurs pensionnaires. Elles font alors appel à des familles bénévoles qui accueillent ces animaux quelques temps, en prennent soin jusqu’à ce qu’une famille se présente, prête à adopter ces boules de poils de manière définitive. En termes de frais, les possibilités varient d’une association à l’autre. Certaines demandent aux familles de prendre en charge la totalité des frais engendrés, d’autres prennent en charge les frais vétérinaires, d’autres encore en payent la totalité. Généralement, ces conditions sont précisées sur leurs sites, sinon, il ne faut surtout pas hésiter à demander. Les conséquences de ce type d’accueil sont naturellement différentes du cas de figure précédent, et je m’attarderai aujourd’hui davantage sur celles-ci. Continuer la lecture de J’ai testé : être famille d’accueil pour animaux (et je recommencerai)

Plaisir gourmand : des moelleux au chocolat et à la pomme

Ce weekend, j’ai décidé de me bouger un petit peu, et d’être efficace, créative, et GOURMANDE. L’une des mes tâches a donc été de me mettre à la cuisine. Après une matinée passée au marché pour faire le plein de fruits et légumes (et mettre un terme à mes soirées pâtes et pizzas.. Ahem.) j’ai opté pour une recette facile, économique et délicieuse, j’ai nommé : les moelleux pomme-chocolat ! Et comme je trouve qu’il manque un peu de ce côté gourmand par ici, j’ai décidé d’en partager la recette, au cas où toi aussi, tu en aurais marre des cookies industriels.

Pour cette recette, et pour 6 personnes (comprendre 6 moelleux, rien ne t’empêche de tous les manger tranquille, toute seule) tu auras donc besoin de :

  • 1 pomme
  • 3 oeufs
  • 100 g de chocolat noir pâtissier
  • 6 cuillers à soupe de farine
  • 2 cuillers à soupe de sucre
  • 1 cuillers à soupe d’huile de colza
  • 1/2 sachet de levure

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Une fois revenue des courses, tu peux te mettre au travail.

Commence par peler ta pomme, ôte-lui ses pépins et coupe la en petits cubes (il te faudra 6 petits cubes, un pour chaque moule). Fais les cuire au micro-onde pendant 3 minutes, en veillant à placer un petit verre d’eau à côté. Personnellement, j’ai pris le parti de garder les pommes un peu croquantes, plutôt que de les réduire en compote, je les ai donc laissées moins longtemps à cuire, mais c’est à toi de voir !

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Il est temps désormais de mettre le four à préchauffer : thermostat 6 – 180°.

Pendant ce temps, fais fondre ton chocolat au bain-marie, et une fois ce chocolat bien crémeux, mets le de côté pour le laisser tiédir.

En attendant, mélange les oeufs et le sucre, ajoutes-y la farine, la levure, l’huile de colza et le chocolat fondu.

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Tu peux désormais répartir le tout dans tes petits moules, en silicone ou en papier selon ta volonté (et ce que tu as dans tes placards…). Ajoute le petit cube de pomme au centre.

Enfourne, et laisse cuire pendant 15 minutes.

Tu as alors tout le temps qu’il te faut pour racler le fond de la casserole de chocolat, pour terminer le saladier avec tes doigts, bref, pour t’en mettre jusque là. Entre deux régalades, n’oublie pas de faire la vaisselle, quand même.

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Voilà ! Une recette très simple (si j’ai pu y arriver, crois-moi, tu t’en sortiras les doigts dans le nez !) et délicieuse. La petite touche fruitée permettant de rompre avec le classique moelleux au chocolat qui n’en demeure pas moins excellent…
J’espère que la recette t’a plu. C’est la première fois que je m’essaie à ce genre d’article, j’espère avoir été à la hauteur. Si tu as aimé, n’hésite pas à me le dire et je réitérerai l’expérience au plus vite. Et si tu t’es essayé à cette recette, n’hésite pas à venir m’en donner des nouvelles !

Bon appétit !

Une retraite de quelques instants au Béguinage de Bruges. #Belgique

Il est de ces endroits qui marquent sans que l’on sache pourquoi. Comment expliquer ce qui a provoqué en soi un si profond bouleversement, comment poser des mots sur un silence, des phrases sur un frisson ?

Je me souviens que la pluie était tombée sur nous toute la journée. Nous nous promenions, bras dessus, bras dessous, bien décidés à ne pas nous laisser abattre par ce froid qui nous glaçait le bout des doigts, crispés si fort au fond de nos poches. Nous marchions sans relâche, arpentant les rues grises d’une Bruges un peu morose. Les calèches nous dépassaient à chaque coin de rue, se mêlant aux voitures et embrumant nos esprits déjà bien engourdis. Avec le recul, je vois cette promenade, qui nous conduisit jusqu’au béguinage, comme une lente remontée dans le temps.

Soudain, le silence. Une fontaine qui s’écoule et où viennent s’échouer les cheveux en fin de parcours, encore attelés, trempés de sueur et de pluie. Cette pluie qui s’est calmée pour nous laisser dans un mystérieux brouillard. Des calèches et plus de moteurs. Le vent dans les feuilles, l’odeur de la nature humide. Un arrêt dans le temps.

Calèche-nature-peaceful_DSC0804animal-cygne-cute_DSC0835Où l’histoire croise nos pas…

Le Béguinage de Bruges date du XIIIème siècle, de 1245 pour être exacte. Autant dire qu’ils sont nombreux, les pieds qui ont foulé ce sol humide et couvert de feuilles mortes, avant nous. Il résulte de l’association de jeunes filles sans ressources, femmes célibataires ou veuves pour la plupart. Celles-ci, dès lors, gagnèrent leur vie en travaillant la laine, destinée aux tisserand de la région. Il y aurait ensuite beaucoup à dire sur cette initiative, sur l’autonomie de ces jeunes femmes à une époque où la place de la femme est encore largement discutée aujourd’hui. C’est un sujet passionnant pour l’étudiante en histoire des femmes que je suis, et je vous invite à aller jeter un oeil sur les nombreux articles ayant été rédigés à ce sujet et qui sont disponibles en ligne pour une grande partie.

Aujourd’hui cependant, le béguinage n’est plus. En effet, après une longue période de prospérité, le béguinage connait une période de crise liée aux circonstances politiques de l’époque, et il se voit supprimé par l’administration révolutionnaire française de la fin du XVIIIe siècle. S’il en reste quelque chose aujourd’hui, c’est grâce à l’initiative du chanoine Rodolphe Hoornaert, qui fonde la communauté religieuse bénédictine des « Filles de l’Eglise » au XXe siècle. Ainsi le béguinage est-il en fait, aujourd’hui, un monastère.

Inscrite dans le présent

Arpentant le jardin paisible de ce monastère, j’aperçois aux fenêtres une femme penchée sur ses papiers. Les cheveux recouverts d’un voile, le visage pâle, l’air appliqué. Le monument historique prend vie sous mes yeux, des soeurs bénédictines s’y déplacent comme dans le temps, marchant sur les pas des béguines d’autrefois.
Les lampes sont allumées, et éclairent faiblement, sous les fenêtres, ses visages que je distingue de loin et qui se révèlent de plus en plus nombreux.

Je me tais. J’ai l’impression d’avoir franchi un espace interdit, de m’immiscer dans ces vies qui se veulent en retrait. Pourtant, mon pas reste lent, léger. Je me tais. Je garde les yeux en l’air, à tel point que je n’ai aucun souvenir de ce jardin qui m’apparaît pourtant si beau, si serein. Je ne peux détacher mon regard de ces fenêtres silencieuses, où s’activent, mystérieuses, les héritières d’une histoire de près de huit cents ans._DSC0831

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Béguinage de Bruges
30 place Begijnhof
8000 Bruges
(Entrée libre)

JOUR 1 : RESTAU’ LOCAL – JULIENA

Parmi la liste de mes envies, pour ne citer personne, se trouvait si vous vous souvenez, celle de me rendre avant mon départ dans un restau’ local. Non pas typique, mais local dis-je bien, éviter les grandes chaînes de restauration, les Sushi Shop et autres enseignes assez tentantes en ce qu’elles nous parlent davantage.

Aussi me suis-je rendue ce midi dans un petit restau’ très cozy caché au bout d’une rue très calme du quartier des Chartrons. Entre le classique Starbucks et le salon de thé, entre l’épicerie fine et le snack, ce coin m’a absolument charmée dès la devanture. Pour être honnête, j’étais passée devant la veille, déjà, et m’étais contentée de la prendre en photo, tout en gardant le nom dans un coin de ma tête. Ce midi , ne sachant trop où déjeuner, j’ai donc traversé le quartier pour retrouver l’endroit fantasmé.

Je me retrouvais donc chez Juliena.

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Par bonheur, c’est également l’un des moins chers que j’ai pu trouver en me promenant dans Bordeaux, où tout n’est pas abordable, il faut bien l’avouer. Ainsi à midi, pour 8,90€, vous repartez avec : une soupe/une assiette de crudités + un croque monsieur/un sandwich/une salade + un dessert (verrine, cookie, part de tarte…)  + une boisson (pour 1€ de plus, j’ai découvert un smoothie Bio à adopter d’urgence). J’ai fait mon choix et me suis faite servir en toute convivialité avant de filer m’installer dans son gros canapé rouge en velours qui me tendait les bras.

UN BONHEUR.

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_DSC1221 Verrine cake-citron-chantilly. Je craque ! (Et je referai, at home !)

Avant de partir, s’il vous reste un peu de monnaie, de temps, et l’envie, vous trouverez également exposé quelques articles d’épicerie fine. Je n’ai pas craqué pour le moment, mais bon, il reste deux jours…

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La parfaite solution pour les smoothies à emporter partout…
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Retour dans le temps avec cette magnifique caisse enregistreuse.. Mes yeux brillent.

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Le plein de bonnes choses… Et le chien qui veille au grain.


Juliena

15 rue Notre Dame
33 300 Bordeaux