Dans un élan créatif, je dis ma liberté.

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Il est dix heures, la nuit est tombée, les lampadaires de la rue éclairent mon salon tamisé. En tailleur devant ma table basse, posée sur un coussin à même le sol, j’ai la tête dans mon cahier, les yeux rivés sur la mine de charbon. Je laisse se balader mon crayon. La mine gratte le papier encore blanc, épargné pour le moment, je l’entends crisser dans ses mouvements, et mon âme s’apaise au rythme de ses allez-retours. Je donne forme à l’inconnu, au vide.

Sous mes doigts se révèlent : des lignes, de pleins, des figures. Lorsque j’en ombre l’intérieur, soudain naît la profondeur. Alors j’entre dans le papier, nous ne sommes plus qu’un, une seule réalité. Je donne vie à ce visage muet, immobile. Je gonfle ses joues d’une ombre arrondie quittant le nez pour s’échouer sous une oreille inaboutie. J’invente une autre, son visage, ses traits, dans son regard je peux peindre la tristesse, ou dessiner l’innocence d’un rire perlé finissant dans ses yeux plissés.

L’odeur du charbon qui s’effrite sur ma feuille, que je disperse en un souffle pour me replonger dans mes gestes contrôlés mais libres. Liberté.

Je me libère du quotidien, du temps, de mon besoin de tout calculer, tout le temps. Le nez sur le papier, j’oublie l’horloge, j’ignore l’heure qu’il est. Lorsque je le quitterai, deux heures, trois heures auront passé. Le silence de la nuit met fin au temps qui passe, et dans un sursis indéterminé, je crée.

J’échappe à ma réalité, un instant. J’ai tout pouvoir sur la blancheur de ce qui n’est pas, de ce qui n’est pas encore, qui attend un geste de moi, un trait, un élan. Je sens mon pouvoir dans ces lignes que je trace et qui finissent par parler pour moi. Un pouvoir innocent, naïf.

Un talent qui n’en est pas un. Un plaisir certain. Une fierté peut-être. A travers mes dessins, j’existe. J’attire l’attention sur ce que je ne dis pas, faute de mots suffisants pour illustrer des propos muets. Les regards se posent enfin sur moi lorsqu’ils s’attardent sur les courbures d’une figure qui naquit de mes doigts.

Je me suis fait une place en prenant mes crayons, mes carnets sous le bras. Si la vie m’en éloigne, je les garde toujours près de moi. A tout moment j’y reviens, je renaît. Par cet élan créatif, j’affirme ma liberté.

La bonne idée : # 29 jours de gratitude

_DSC2153La vie a repris son cours, plus vite que je ne l’aurais pensé. Je me suis enfoncée dans ce mois de janvier sans trop y penser, sans trop voir venir. Les obligations se sont succédées, je les ai remplies avec minutie. Le temps a passé, a filé, et moi, j’ai cette impression désagréable de m’être à nouveau oubliée en chemin. La rancoeur s’empare de moi à nouveau, je suis colérique et injuste envers ceux qui sont restés à mes côtés malgré mes grimaces incessantes. L’année a commencé sur les chapeaux de roue, mais il est temps de faire une pause et de se retrouver un peu. C’est sur ces réflexions que je suis tombée sur la proposition d’Elodie, aka Le blog du dimanche. C’est précisément ce dont j’avais besoin, et je trouve l’idée excellente et absolument bien venue en ce début d’année un peu mouvementé.

Tout est parfaitement bien expliqué sur sa page, mais pour faire très court, et très simple, le mois de février sera celui de la gratitude. 29 jours de gratitude pour les 29 jours qui constitueront le mois cette année. 29 jours, 29 thèmes. Chaque jour, il s’agira donc de réfléchir à ce pour quoi nous sommes reconnaissant, en lien avec le sujet proposé. J’ai décidé de me lancer, et de rédiger un billet chaque jour, autant que faire se peut, pour me pousser à jouer le jeu, mais aussi parce que j’ai envie de participer à ce grand mouvement, aller lire les mots des autres, leurs sourires, et y ajouter les miens, ajouter mes remerciements à ceux des autres et colorer la blogosphère de ces ondes positives.

JOUR 1 – MA MAISON

 Eut-on pu trouver meilleure façon de commencer ce mois ?

Ma maison, ma toute petite maison de 20 mètres carré, je l’ai faite mienne il y a quelques mois de cela, en juillet de l’année passée. Alors il est aisé de me montrer reconnaissante pour la chance que j’ai eue de tomber sur cette annonce à un moment de ma vie où j’avais vraiment besoin de trouver mon chez moi, de gagner en autonomie, de conquérir mon indépendance. Cet appartement, je l’ai découvert lors de ma seconde visite. Autant dire que je n’ai pas eu à chercher bien longtemps. Même si, en amont, il y avait cinq années de recherche virtuelle, un petit entraînement donc.

Je me souviens, je travaillais alors en entreprise, comme chaque été depuis quelques années, et j’avais pris rendez-vous quelques jours plus tôt pour une visite après le travail. J’ai retrouvé l’amoureux, et comme nous étions en avance, nous avons visité un peu le quartier. J’étais sous le charme. Conquise par cette petite rue piétonne au milieu de laquelle trônait cet appartement que j’envisageais de faire mien, un appartement caché derrière les volets bleus d’une copropriété de trois étages. Conquise par cette atmosphère, ces gamins circulant dans tous les sens, courant jusqu’au parc situé à deux pas de là, conquise par ces glaciers, ces chocolatiers et ces pâtissiers à chaque pas. Conquise par ce soleil, cette lumière, et cette impression qu’ici, enfin, je pourrais renaître.

La jeune femme qui devait me faire visiter est arrivée. Nous avons grimpé les deux étages, ça sentait bon le cirage dans les escaliers, me rappelant l’odeur qui me faisait tourner la tête chaque fois que je grimpais les étages qui me séparaient de mon père. Et puis elle a poussé la porte. Qu’est-ce qui fait que, un beau jour, après plusieurs visites, des dizaines et des dizaines de jours à prospecter, sur internet, dans les agences, partout, qu’est-ce qui fait que l’on se décide, enfin, catégorique, que l’on sait ? Les pièces sont vides, nues, mortes. Il n’y a personne, il n’y a rien. Nos voix raisonnent, et l’on se déplace à tâtons. Pourtant, on se sent chez soi, déjà. Pourquoi ? Ce jour là, j’étais sûre. C’est lui, c’était celui là.

Les jours qui ont suivi, j’ai fait les démarches. J’ai couru à droite, à gauche, passé mille coups de téléphone, écrit une lettre de motivation pour appuyer mes garanties. Je suis étudiante, je ne travaillais pas encore, et nous étions une cinquantaine sur le coup. Ils n’avaient aucune raison de me choisir. Et pourtant. Pourtant je l’ai eu. Ça n’a pas été facile, ça a traîné en longueur, mais j’ai fini par signer. Les jours suivants se sont révélés tout aussi rudes. Je n’ai pas eu de vacances, je ne me suis pas reposée, j’ai repris les cours exténuée. Mais ravie. J’étais chez moi, enfin.

Je suis donc reconnaissante pour cette chance que j’ai eue. Après deux visites et un coup de foudre, j’ai eu l’appartement dont je rêvais. J’y suis aujourd’hui installée, la déco est encore en cours mais nous avons bien avancé. Même si tout n’est pas si facile quand on commence, je suis ravie de cette expérience. Les étapes par lesquelles j’ai du passer pour en arriver là, aujourd’hui, m’ont beaucoup appris. Si je regarde six mois en arrière, et que je m’observe aujourd’hui, je me rends compte à quel point j’ai changé, à quel point j’ai grandi. Je me suis retrouvée, j’ai obtenu ce que j’ai voulu, et aujourd’hui je me sens bien, même si tout n’est pas toujours rose.

Et pour tout ça, pour tous ces succès, je suis reconnaissante.

« Univers de la femme », où l’ancêtre des blogs lifestyle

Tout droit venu des sixties, voici un livre écrit par des femmes, adressé aux femmes… des années soixante. Cette encyclopédie des femmes a été offerte à ma grand-mère il y a des années, et elle a choisi de me le léguer cette année, parce que ce-dernier prenait la poussière sur une étagère depuis bien trop longtemps.

D’abord dubitative, et le feuilletant avant tout comme un objet de curiosité tout droit venu d’un autre siècle, j’ai été surprise de l’actualité de ce grand livre bleu à l’apparence démodée. Si sa couverture est clairement datée, si les photos de l’intérieur font rêver à un autre temps, une autre époque dont on admire encore les mini-robes et traits d’eye-liner très marqués, son contenu est terriblement moderne !

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Comme je le dis explicitement dans le titre, ce livre épais comme la bible n’a rien à envier aux blog lifestyle et autres magazines féminins d’aujourd’hui ! Me laissant berner par la date de publication de ce livre, soit 1965, je m’attendais à y voir des conseils très datés, cantonnant la femme, l’épouse, la mère, à ses rôles classiques de ménagère, et j’adoptais trop rapidement mon regard d’étudiante en histoire des femmes pour en disséquer les pages. Quelle surprise d’y voir, répartis dans des rubriques toutes plus d’actualité les unes que les autres, des conseils que je ne pouvais que décider de suivre !  Un véritable guide très détaillé et visant à l’exhaustivité pour évoluer pas à pas et se familiariser avec les nouvelles étapes qu’il nous faut franchir dans notre autonomisation progressive vis à vis du domicile familiale.

Ainsi trouve-ton des rubriques « beauté » dans lequel est même évoqué la pratique du yoga, mais aussi une rubrique intitulée « élégance » et qui rappellent nos actuelles rubriques « mode ». S’en suivent une centaine de pages sur la « Vie de couple », qui n’hésite pas à évoquer la vie sexuelle de se dernier, et qui est bien loin d’intimer à la femme  respect du mari et discrétion. Plus loin, des conseils pour les futures mères, sur le bon déroulement de la maternité, mais aussi, plus tard, des petits conseils pour vivre le plus sereinement possible mes mois (et les années ?) qui suivent l’accouchement. Enfin, des conseils pour la maison, des recettes de cuisine, un guide de « savoir-vivre moderne » qui s’avère être un véritable manuel de bonnes manières pour éviter les faux pas en société (avec des conseils si variés que l’on en trouve même pour nous expliquer comme bien se comporter dans le métro !), et même un « guide juridique et pratique » !

Un peu de tout en somme, et surtout, un peu de tout ce que l’on trouve dans nos blogs préférés ! Une découverte des plus surprenante, et qui trône désormais au sommet de ma bibliothèque, près à être sorti et consulté à tout moment.lifestyle-maternite-photo beauty-fashion-flower

Je ne cesse de prendre des notes, et je garde dans un coin de ma tête chacune de mes lectures. Un peu comme des conseils de grand-mère, ces conseils qui apparaissent comme un héritage, et que l’on garde bien soigneusement dans un coin de notre mémoire, les appliquant plus ou moins consciemment au quotidien, en y repensant parfois avec un tendre sourire.deco-vintage-home loisirs-vacances-lifestyle

Je réfléchis à la création d’une rubrique sur ce blog, dans laquelle je résumerais le plus habilement possible les conseils repérés dans ce livre et qui m’apparaissent utile pour tout un chacun(e?). Je crois que cela pourrait être amusant, et l’idée m’excite assez !

Seriez-vous intéressées par une telle rubrique ? N’hésitez pas à suggérer quelques idées à ce sujet, je suis preneuse et encore en pleine réflexion à propos de tout cela !

La Vallée de Bethmale #CoinDeParadis


IMG_1221    Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un endroit que j’aime, plus que je n’aurais pu penser aimer un simple lieu, un simple lac, paumé au milieu de nul part. J’aimerais vous parler des montagnes des Pyrénées. Enfin, de l’Ariège, plus précisément. Et du Lac de Bethmale.
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IMG_1215    Je me rappelle encore, en vous en parlant, de l’odeur des sapins, du bruit de l’eau, et du vent dans cette petite cuve au milieu des montagnes. Quand j’arrive au bout de la route, que je m’engouffre au milieu des arbres, et que je débouche face à ces eaux bleu-vert, il me semble que tout s’apaise, que tant que j’y reste, rien ne se passe autour, ailleurs, que je reprendrais tout cela plus tard. Je suis dans l’ici, et maintenant. Je me fais du bien.IMG_1216IMG_1188IMG_1220IMG_1247

    C’est un endroit on ne peut moins touristique, et isolé au milieu de la nature. Peu importe la saison, ce lieu dégage quelque chose de divinement tranquille.
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Yoga : 4 sites pour commencer à pratiquer

J’ai commencé à pratiquer le yoga – sérieusement – il y a un an. A l’époque je n’allais pas bien, c’est une chose que j’ai déjà évoqué ici succinctement, et j’avais besoin d’une activité qui me permette de lâcher prise, d’évacuer les idées noires pour me retrouver, derrière toutes ces sales histoires.

Comme nous étions en cours d’année, mais aussi parce que je n’avais aucune confiance en moi et que l’idée de me retrouver au milieu de ces inconnus pour pratiquer des exercices qui l’étaient tout autant me paraissait impensable, j’ai commencé avec Internet. Et je vous assure que l’on trouve d’excellentes vidéos pour commencer à pratiquer – tranquillement, à son rythme et depuis sa chambre – le yoga. J’aimerais partager avec vous ces quelques perles.

  • En toute convivialité, et à son rythme : YogaCoaching, ou la pratique du yoga avec Ariane.

C’est avec elle que j’ai vraiment commencé à pratiquer. Ariane nous accompagne, étape par étape, dans notre découverte de la pratique, et nous aide à progresser petit à petit grâce à des cours thématiques et adaptés à chaque niveau. Les deux premières leçons sont des cours très complets s’adressant aux débutants : le cours dure environ une heure, et respecte les différentes étapes de la pratique, à savoir la connexion à une bonne respiration, la pratiques des postures – asanas – et la relaxation. D’autres vidéos plus courtes s’intéressent à des postures spécifiques et de base, comme celle du « chien la tête en bas » que vous croiserez nécessairement, mais aussi à la respiration yogique, qui me pose toujours bien des problèmes, ou à la relaxation en elle-même, ainsi qu’à la méditation. En bref, il y a de quoi faire. Comme elle l’explique elle-même sur son site, Ariane pratique le yoga depuis 2007, en véritable amoureuse, et a obtenu son diplôme d’Ashtanga et Vinyasa Yoga en Inde – berceau de ces derniers – en Mars 2012. Elle propose régulièrement de l’accompagner dans ses « retraites », mais vous trouverez toutes ces informations sur son site et dans ses vidéos, que je vous recommande chaudement !

Le petit + : Ariane est très à l’écoute, et si vous avez la moindre question, la moindre difficulté, il vous suffit de commenter l’une de ses vidéos et vous obtiendrez une réponse dans les plus brefs délais ! La mienne fut obtenue le jour même.

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  • En anglais, entre amies, avec l’adorable Adriene.

Si vous n’êtes pas bilingue, je vous conseille de commencer à pratiquer le yoga sur des sites français qui vous aideront à vous familiariser avec les postures de base, les enchaînements, la respiration. Vous serez plus aptes à comprendre ce que vous expliquent les vidéos en anglais par la suite. En effet, les vidéos et les sites en anglais sont beaucoup plus nombreux s’agissant du yoga, vous y avez beaucoup plus de choix. L’un de mes coups de coeur en la matière est celui d’Adriene, ne serait-ce que pour sa bouille elle-même ! Adriene propose des enchaînements pour toutes les situations, et tous les lieux. Que vous soyez malades, en colère, en pleine digestion, que vous vous trouviez dans la rue, au bureau, il y a une vidéo pour tout ! La demoiselle est parfois vraiment drôle en plus, c’est un plaisir !

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J’apprécie ces deux cours pour leur format, qui permet vraiment de les pratiquer quotidiennement, en particulier le soir. Pendant quelques semaines l’année dernière, j’ai suivi une routine avant de dormir, tous les jours, qui commençait par ce cours-ci. Il est très accessible, et très relaxant. La voix de la femme qui nous guide est vraiment apaisante. Après ces quelques semaines de pratique, pourtant vraiment facile, j’ai gagné en souplesse à un point que je n’aurais pas soupçonné. Très bien pour commencer, ou quand on a peu de temps mais que l’on est désireux de continuer à pratiquer pour ne pas perdre ce que l’on a acquis.

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Une mine d’or. Il s’agit ici d’un site entièrement consacré au Yoga, et sur lequel sont hébergé des centaines de vidéos en streaming destinées à vous accompagner dans votre pratique. Les professeurs sont multiples, et les propositions le sont tout autant. Dans l’onglet « Yoga Classes » en haut à gauche, vous trouverez de quoi vous dégoter un cours sur mesure, propres à vos besoins du moment. Ainsi, vous pourrez sélectionner le niveau de difficulté que vous vous sentez capable de soutenir (débutant, intermédiaire, avancé), la durée du cours (de 5 minutes à plus d’une heure !), le style de yoga qui vous intéresse et, pour les plus fidèles du site, le professeur que vous recherchez. Je n’ai pas encore trouvé mon petit fétiche, je me pencherai sur la question à l’occasion… Il y a aussi des tutoriels, des exercices de méditation, et bien d’autres trésors que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir. Si vous maîtrisez un peu l’anglais, vous y trouverez votre bonheur !

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J’espère que vous trouverez ce qu’il vous faut parmi ces centaines de vidéos. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, et si vous avez d’autres sites à me conseiller, je suis preneuse !

Sunday morning…

Et si votre semaine commençait le dimanche ?

Pourquoi débuter fatalement vos sept jours par cette éternelle mauvaise nouvelle qu’est le lundi matin : le réveil à nouveau enclenché et l’annonce matinale d’un affrontement nécessaire avec le froid de la salle de bain, les pulls qui grattent, les couches et les couches de vêtements qui nous privent de chacun de nos mouvements ? L’anticipation des quinze degré sous le zéro, des embouteillages, et des tensions qui accompagneront dès lors chacune des épreuves à venir ? Des tâches répétitives et plus ou moins choisies et désirées, des visages fatiguées et bleuis sous les yeux, la fatigue accumulée, le renoncement ressenti dès la fin de cette toute première journée.

Une semaine qui commence ainsi ne présage rien de bon.

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Alors pourquoi ne pas commencer la semaine le dimanche ?

Commencer la semaine par une grasse matinée, quoi de plus positif ? Jouir du temps nécessaire à la préparation d’un petit déjeuner équilibré, plein de couleurs, et suffisamment d’heures pour profiter de chacune de ses saveurs ? Une journée pour y aller doucement, se préparer tranquillement aux jours suivants, en musique peut-être, au chaud surtout, chez soi ou chez l’autre, dans une délectable solitude ou auprès de sa peau encore chaude de la nuit ?

J’aimerais commencer chaque semaine par une exquise journée, par une note positive.

Ma soeur m’a d’ailleurs dit il y a quelques temps qu’au Portugal, où elle est allée rejoindre son ami l’été passé, c’est ainsi que se comptent les jours.

Le lundi est ainsi appelé, littéralement, le « deuxième jour », le mardi, le « troisième jour » et ainsi de suite jusqu’à ce que le cycle se termine et ne recommence ainsi encore et encore.

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Voilà pourquoi j’ai décidé qu’à partir d’aujourd’hui, chacune de mes semaines commencera dès le dimanche, et se terminera tout aussi positivement le samedi sur une matinée de repos et une après-midi à rattraper les plaisirs manqués de la semaine.

Bonne semaine à vous tous – la mienne a d’ors et déjà bien commencé !

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In your body is a good place to be.

C’est très certainement la plus belle découverte de ces dernières semaines : le projet StyleLikeU dont je vous mets le lien tout de suite, parce qu’il faut absolument que vous alliez ne serait-ce qu’y jeter un coup d’oeil.

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Pour ma part, après avoir atterri sur la page, j’y ai passé des heures et des heures, jamais rassasiée de ces histoires multiples, de ces parcours tous différents et si enrichissants, de cette positivité, ce rayonnement qui émane de chaque individu interviewé.

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Ce projet a été mis en place par une mère et sa fille, face au constat du modèle unique de la beauté qu’elles se voyaient imposé, par les magazines, la télévision, le cinéma etc. Contre ce « diktat de la mode » comme disent certains (beaucoup),  elles ont voulu agir, penser autrement, proposer autre chose. Elles sont alors parties à la recherche de ceux qui semblaient avoir refusé le conformisme. Et ont monté toute une série de petits reportages. Pour elles, le style raconte une histoire, l’histoire de celui qui l’aborde. Et c’est cette histoire qui les intéresse, ce « pourquoi du comment ». Le montage est admirable, les images se suivent pour le plaisir des yeux, comme celui des oreilles, un vrai plaisir. Un appel au courage, à l’épanouissement, au bien-être, l’être soi, l’acceptation de soi et le partage de ces jolis choix à tous les autres.

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Partage, je crois que c’est l’idée principale que j’en retiens. Un partage de personnalités multiples. Un enrichissement véritable pour ceux qui observent, comme moi, relevant ça et là quelques idées pour plus tard.

Le dernier projet en date : The What’s Underneath project. Toute une série de vidéos qui poussent l’interviewé à révéler ce qui se cache derrière l’originalité d’un style des plus personnels. Les mêmes questions sont posées à chaque individu qui passe devant la caméra, et qui est invité à se déshabiller progressivement, au fil des confessions, à « se mettre à nu » dans tous les sens du terme. Des individus de tous les âges, de tous les styles, de chaque sexe, aux expériences variées, célèbres – on y croise ainsi Ashley Smith, Clementine Desseaux, Selah Sue – ou non. Il y a toujours du bon à prendre.

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Je vous joins quelques vidéos qui m’ont particulièrement inspirées, mais à vous d’aller piocher dans cette multitude de parcours et de styles, je suis sûre que vous y trouverez votre bonheur !

 

Mariah Makalapua qui évoque sa jeune maternité et sa nouvelle vie après son départ avec sa fille, dans un pays qui lui permet de retrouver un certain contact à la nature qui lui était cher. (J’en suis tombée amoureuse).

La découverte de ce si joli couple que forment Mikey DeTemple et Lisa Myers.

Ou encore l’interview de la photographe Hilary Walsh.

Freedom of expression through personal style.