Plaisir gourmand : des moelleux au chocolat et à la pomme

Ce weekend, j’ai décidé de me bouger un petit peu, et d’être efficace, créative, et GOURMANDE. L’une des mes tâches a donc été de me mettre à la cuisine. Après une matinée passée au marché pour faire le plein de fruits et légumes (et mettre un terme à mes soirées pâtes et pizzas.. Ahem.) j’ai opté pour une recette facile, économique et délicieuse, j’ai nommé : les moelleux pomme-chocolat ! Et comme je trouve qu’il manque un peu de ce côté gourmand par ici, j’ai décidé d’en partager la recette, au cas où toi aussi, tu en aurais marre des cookies industriels.

Pour cette recette, et pour 6 personnes (comprendre 6 moelleux, rien ne t’empêche de tous les manger tranquille, toute seule) tu auras donc besoin de :

  • 1 pomme
  • 3 oeufs
  • 100 g de chocolat noir pâtissier
  • 6 cuillers à soupe de farine
  • 2 cuillers à soupe de sucre
  • 1 cuillers à soupe d’huile de colza
  • 1/2 sachet de levure

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Une fois revenue des courses, tu peux te mettre au travail.

Commence par peler ta pomme, ôte-lui ses pépins et coupe la en petits cubes (il te faudra 6 petits cubes, un pour chaque moule). Fais les cuire au micro-onde pendant 3 minutes, en veillant à placer un petit verre d’eau à côté. Personnellement, j’ai pris le parti de garder les pommes un peu croquantes, plutôt que de les réduire en compote, je les ai donc laissées moins longtemps à cuire, mais c’est à toi de voir !

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Il est temps désormais de mettre le four à préchauffer : thermostat 6 – 180°.

Pendant ce temps, fais fondre ton chocolat au bain-marie, et une fois ce chocolat bien crémeux, mets le de côté pour le laisser tiédir.

En attendant, mélange les oeufs et le sucre, ajoutes-y la farine, la levure, l’huile de colza et le chocolat fondu.

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Tu peux désormais répartir le tout dans tes petits moules, en silicone ou en papier selon ta volonté (et ce que tu as dans tes placards…). Ajoute le petit cube de pomme au centre.

Enfourne, et laisse cuire pendant 15 minutes.

Tu as alors tout le temps qu’il te faut pour racler le fond de la casserole de chocolat, pour terminer le saladier avec tes doigts, bref, pour t’en mettre jusque là. Entre deux régalades, n’oublie pas de faire la vaisselle, quand même.

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Voilà ! Une recette très simple (si j’ai pu y arriver, crois-moi, tu t’en sortiras les doigts dans le nez !) et délicieuse. La petite touche fruitée permettant de rompre avec le classique moelleux au chocolat qui n’en demeure pas moins excellent…
J’espère que la recette t’a plu. C’est la première fois que je m’essaie à ce genre d’article, j’espère avoir été à la hauteur. Si tu as aimé, n’hésite pas à me le dire et je réitérerai l’expérience au plus vite. Et si tu t’es essayé à cette recette, n’hésite pas à venir m’en donner des nouvelles !

Bon appétit !

J’ai lu : La Douce, de Dostoievski

Une représentation de l'auteur que j'aime bien. Il te suffit de cliquer pour être rediriger vers son maître.
Une représentation de l’auteur que j’aime bien. Il te suffit de cliquer pour être redirigé vers son maître.

Un lointain coup de foudre

L’histoire de ma rencontre avec Dostoïevski influence nécessairement l’opinion que j’en ai, et je pense que je ne peux pas être objective quand je parle de ce qu’a pu écrire cet auteur. Je l’ai découvert il y a trois ans, lorsque le garçon dont j’étais amoureuse – et avec qui je vis aujourd’hui – m’a prêté L’Idiot. L’Idiot est son livre préféré et je pense qu’il est et restera indétrônable à ses yeux. Pour ma part, le coup de foudre véritable s’est fait à la lecture des Démons. Si vous ne l’avez encore jamais lu, je ne peux que vous le conseiller, encore une fois. Si je ne devais en conseiller qu’un, ce serait probablement celui là. Le livre est imposant, il faut avoir du temps devant soi. Mais à vrai dire, une fois plongée dedans, je n’ai pas vu le temps s’écouler, et je suis arrivée à la fin bien trop tôt à mon goût. J’étais alors en proie à une profonde mélancolie et cette lecture a paru m’extraire d’un sentiment de solitude qui m’étouffait alors, pour me confronter à l’universalité des questions que je me posais alors. Le choc a été brutal.

L’univers de cet auteur russe est très particulier, et je n’ai rencontré nul part ailleurs cette façon d’écrire, et de décrire surtout, le monde qui l’entoure. Ces interrogations sont intemporelles, et sa manière de parler de l’homme de manière générale me paraît toujours si moderne que j’en suis chaque fois bouleversée. Il faut savoir malgré tout que c’est un univers sombre dans lequel on s’immerge alors, et parfois les réflexions menées sont d’une certaine gravité, certains de ses personnages sont si profondément tristes, blessés, vaincus, mélancoliques qu’il est parfois dur de continuer la lecture des propos qu’ils énoncent. Dans un sens, certains passages de ses romans m’apparaissent très existentialistes avant l’heure, et c’est aussi ce qui me touche beaucoup chez cet écrivain. J’aimerais pouvoir dire que j’admire beaucoup sa plume, malheureusement je ne parle pas le russe, et le lit encore moins, je suis donc obligée de me fier entièrement à la traduction qui en est faite…

Et un coup de coeur répété

Cette fois donc, je me suis laissée tenter par un autre livre, bien plus court celui là puisqu’il s’agit d’une nouvelle (je l’ai lue en deux soirs…), et qui s’appelle La Douce. Publiée en 1876, celle-ci est publiée cinq ans après Les Démons, et précède de quelques années Les frères Karamasov (que je dois lire absolument). On est donc loin des premières nouvelles un peu plus romantiques et romanesques et j’y ai bien retrouvé la marque de l’auteur qui me plaît tant. Pour faire court, La Douce désigne l’épouse du narrateur – car en effet, c’est un texte écrit à la première personne cette fois-ci. Cette épouse, au début de la nouvelle, est étendue sur une table, morte, suicidée. Et de là nous voilà invités à suivre les pensées d’un mari tourmenté par la culpabilité, qui essaie de trouver la solution de l’énigme, la raison de ce suicide si brutal, et qui retrace de manière plus ou moins décousus les moments passés avec cette jeune femme qui l’a volontairement quittée. Nous sommes le soir, ou dans la nuit, demain le corps sera enlevé et le narrateur se retrouvera seul. Il s’agit de faire durer l’instant, de faire durer les heures, et de donner un sens à ce qui arrive – si un quelconque sens il y a.

Je suis à nouveau séduite par l’habileté de Dostoïevski à cerner l’ « âme humaine ». C’est une véritable prouesse psychologique, et je trouve encore une fois l’auteur très en avance sur son temps. Sa volonté était, semble-t-il, de créer un monologue qui eut pu être celui de tout homme se retrouvant dans pareille situation. C’est ce qu’il revendique en tout cas dans le préambule de cette sombre histoire. Et c’est pour moi un pari réussi, tant le désordre qui règne dans ces pensées est parfaitement retranscrit, tant on peut voir le tiraillement de cet homme qui jongle entre un sentiment de culpabilité profonde et la volonté de se justifier à tout prix. Encore une fois l’histoire est malheureuse, ses personnages le sont tout autant, mais le plaisir de cette lecture n’en est pas moins immense.

S’il ne s’agit certainement pas là de l’ouvrage le plus réussi de l’auteur à mes yeux, j’y vois une excellente démonstration de son style et de sa capacité à analyser la psychologie humaine. Il me reste encore un livre à lire pour ce mois, mais il est probable que celui-ci reste ma lecture préférée de janvier.

Est-ce que tu connais Dostoïevski ? Quel livre as-tu préféré de cet auteur ?

#Objectif Culture – Mes envies du mois de Janvier

Il y a quelques jours, je vous parlais de ma #Résolution n°1 pour 2016, celle de rencontrer davantage d’objets culturels chaque mois, car c’est un dimension de ma vie qui a bien manqué l’an passé. Je publierai donc chaque début de mois mes #Objectifs Cultures, et nous verrons ensemble à la fin de celui-ci, si j’ai respecté l’objectif ou non. Le tout s’accompagnant chaque fois d’un commentaire plus ou moins détaillé de l’oeuvre rencontrée. Sinon, ce n’est pas drôle !

Ainsi, en janvier, je partirai à la rencontre de :

CINEMA :

  • Janis, de Amy BERG
  • Carol, de Todd HAYNES
  • Demain, de Cyril DION et Mélanie LAURENT
  • Mistress America, de Noah BAUMBACH

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LIVRES :

  • La Douce, DOSTOIEVSKI
  • La Vénus à la Fourrure, L. Von SACHER-MASOCH
  • Yann Andréa Steiner, Marguerite DURAS
  • Journal d’un corps, Daniel PENNAC

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EXPOSITION :

  • Splendeurs et Misères, images de la prostitution, au Musée d’Orsay
  • Visages de l’effroi, Musée de la Vie Romantique

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SPECTACLE :

  • Roméo et Juliette, à la Comédie Française
  • Lucrèce Borgia, à la Comédie Française

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& toi, qu’as tu envie de voir pour commencer cette année en beauté ? Qu’as tu à me conseiller pour le mois prochain, à me dire concernant celles du mois de janvier ?

 

#Blog : Je me suis perdue.


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Je me suis trompée. Lorsque j’ai décidé de reprendre cette page, j’étais pleine de ces idées préconçues qui s’imposent progressivement à la vue de ces centaines de blogs très réussis et plein de personnalité, frais de leur succès. J’avais en moi l’idée de ce que je voulais partager avec vous, avec mes lecteurs, mais je me suis laissée aveugler par l’envie d’être lue rapidement, pour enfin me laisser aller à me faire plaisir ici.

& je me suis trompée. Il n’y a ici aucune compétition, et les chiffres évoluant dans la barre de mes statistiques ne sont révélateurs de rien si l’on n’y vient voir que des articles convenus, régis par les lois de la blogosphères.

Alors je vais, encore une fois, reprendre tout cela. J’ai commencé à re-configurer un peu cette page, il me faut encore faire du tri entre les articles sincères et les articles dictés par une ambition aveuglante. J’ai oublié de me faire plaisir et j’ai oublié d’être moi-même. Le piège du virtuel, j’imagine.

Les voyages seront toujours à l’honneur, mais les listes d’achats pour Noël ou les coups de coeur shopping ne sont que peu enthousiasmant à mes yeux. J’ai mis de côté l’écriture quand c’était ce qui me faisait en fait vibrer le plus sincèrement. Je me suis perdue en cours de route, c’est l’histoire de ma vie en somme, mais j’apprends à me remettre sur les rails, et je pense qu’il n’est pas trop tard pour m’approprier ces pages. En espérant ne pas me montrer trop décevante.

A très bientôt !décoration-home-blue

10 choses à faire/voir lors d’un séjour à Bordeaux

Pour terminer ce court séjour par un bilan rapide et efficace, j’aimerais vous dresser ici la liste non exhaustive des choses à faire (ou à voir, tout simplement) lors d’un rapide passage à Bordeaux. Je n’ai pas eu le temps de tout évoquer dans ces quatre articles un peu succincts, en raison des évènements que l’on connait et qui ont un peu coupé court à mon envie d’écrire. Peut-être reprendrais-je la plume, un jour, pour terminer de vous présenter ces jolies choses. En attendant, voici un résumé !

  • Le Jardin Public

J’ai déjà évoqué ce petit paradis terrestre que j’ai découvert, le deuxième jour de ce voyage. J’y suis allée en Automne, les couleurs étaient belles, le temps était agréable, peut-être toutes les conditions étaient-elles réunies pour me faire passer un bon moment. Je pense toutefois qu’il s’agit là d’un lieu qu’il vaut mieux voir au printemps, en particulier pour profiter du jardin botanique, qui étaient un peu laissé à l’abandon lors de ma visite.

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  • La base sous-marine

Je n’ai malheureusement pas de photos de cet endroit qui est pour moi une des plus surprenantes expériences de cette année, et du séjour. Le lieu abrite en effet régulièrement des expositions, dans ce qui est en fait un ancien bunker construit pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’exposition en cours était alors Itinerrance, de Ferrante Ferranti, un photographe qui m’était alors inconnu, et sur lequel j’écrirai un article plus tard, tant j’ai aimé ce que j’ai découvert ce jour là.
Je parlais d’une « expérience », car c’est vraiment, pour moi, ce que propose le bâtiment. La nuit tombait lorsque je m’y suis rendue, et le bunker était désert. Il n’y a pas de lumière à l’intérieur, si ce n’est quelques éclairages artificiels pour pouvoir observer les photographies. Il n’y a pas d’autre issue que celle par laquelle vous êtes entré. Et le silence, ce silence… Dans l’une des pièces, qui était consacrée à la sensualité mise en avant par les photographies de l’artiste, un air d’opéra se faisait entendre. L’expérience était presque mystique…

Base Sous-Marine
Boulevard Alfred Daney
05 56 11 11 50

  • La Place des Quinconces

Une place, tout bêtement, qui abrite un monument rendant hommage aux girondins, et que j’ai déjà mentionné dans un article du blog. Vous pouvez n’y faire qu’un passage rapide, vous pouvez vous y arrêter un instant pour prendre deux-trois photos, mais vous pouvez également vous y installer, sur les marches ou l’un des rebords du monument, pour vous laisser aller à apprécier le temps, tout simplement.

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  • Le Musée des Beaux Arts

Le Musée était malheureusement fermé les deux jours où j’ai tenté d’y entrer (mardi et mercredi), mais il reste l’un des incontournables, très bien situé, très accessible que ce soit en bus ou en tram. Ce sera l’un de mes premiers arrêts la prochaine fois !

Musée des Beaux Arts
20 cours d’Albret
05 56 10 20 56

  • Les multiples épiceries fines qui fourmillent dans les rues de Bordeaux

Je ferai un article à ce sujet car je suis littéralement tombée amoureuse d’une épicerie, dans laquelle j’ai fait une véritable razzia… Mais il y en a vraiment partout, et vous y trouverez.. De tout. Du vin bien sûr, mais aussi des épices, des spécialités régionales, des friandises, du chocolat, de l’huile… Un petit bonheur dont je ne me suis pas privée !

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  • La Place de la Bourse

Cette place, et son architecture, datent du XVIIIe siècle. En y arrivant, que ce soit par les quais, ou par l’une des multiples rues qui y débouchent, il semble que le temps s’arrête. Je m’y suis posée quelques instants, devant la fontaine des Trois Grâces, devant les quais que je rejoignis ensuite. Un peu plus loin, le moderne côtoie le classique, et les plus jeunes aiment à venir jouer sur ce miroir d’eau qui m’a moi-même surprise d’abord. Un temps j’ai pensé que les bordelais marchaient sur l’eau… On ne m’avait pas prévenue !

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  • Les Quais

Que ce soit depuis les Chartrons ou depuis la place de la Bourse, faites un tour par les quais, de préférence au lever ou au coucher du soleil. Si vous n’y êtes pas déjà, vous apercevrez le Centre Ville et ses mille lumières, ses habitants qui s’éveillent. Du Centre Ville, vous serez en plein dedans, dans cette tranquille effervescence… N’hésitez pas à aller vous poser du côté du Skate Park, qui voit défiler pas mal de promeneurs.

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  • Les Antiquaires du quartier des Chartrons

Je n’ai pas pris le temps de m’y arrêter, car ce temps, justement, manquait. Pourtant, en me promenant dans les ruelles du quartier des Chartrons, je craquais à chaque coin de rue pour une antiquité, un vieux fauteuil rapiécé, un cadre, un miroir doré écaillé… Il y a notamment le fameux Village Notre Dame, et toutes ces petites boutiques très chaleureuses qui entourent cette rue du même nom… Jetez-y un oeil !

Oh, vous le connaissez bien maintenant.. J’en ai vanté les mérites avec un enthousiasme non feint dans un article passé. Mais j’ai vraiment aimé cet endroit, un Starbucks à taille humaine, un petit lieu plein de chaleur et d’humanité. J’aimerais trouver un coin comme celui-ci à Paris. Malheureusement, ces derniers sont souvent blindés, et les prix sont loin d’être aussi abordables que chez Juliena…

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  • Le CAPC – Musée d’Arts Contemporains de Bordeaux

Encore une fois, je n’ai pas eu le temps d’aller y faire un tour. La deuxième priorité pour mon projet séjour ? Sûrement.


 

La liste est à compléter, si vous avez des conseils, des idées, n’hésitez pas à les partager ! Un second voyage est prévu au printemps, et il me reste bien des choses à découvrir…

Un voyage qui tombe à pic

Dans le cadre de mes études, me voilà expédiée dans la très jolie ville de Bordeaux pour y passer trois petits jours. A vrai dire, c’est surtout dans ses archives que j’ai été envoyée, mais j’ai bien l’intention de profiter des environs le reste du temps !

Bordeaux : une ville de premier choix

Ce qui tombe bien, c’est qu’une enquête a récemment été publiée, et beaucoup fait parlé, selon laquelle Bordeaux serait la première ville à laquelle pensent les parisiens désireux de quitter la capitale. Une capitale qui n’est plus ce qu’elle était, qui n’attire plus comme autrefois, il faut l’avouer.

Pourquoi un tel engouement pour une ville qui avait été jusque là relativement tue, pourquoi tant d’expatriés aiment à s’y retrouver ? C’est ce que j’aimerais découvrir pendant ces quelques jours passés là bas.

Un peu d’histoire

Bordeaux, Burdigala, née d’un petit village de forgerons gaulois, connaît son âge d’or au XVIIIe siècle. Ca tombe bien, c’est la période qui m’intéresse (concernant mes recherches en histoire, je ferai un court article là dessus un peu plus tard).

Cet âge d’or, la ville le connaît grâce au commerce du vin qu’elle pratique intensément, ainsi qu’au commerce triangulaire alors naissant, dans lequel elle s’inscrit, et qui fait d’elle le premier port de France. C’est probablement ce qui motive alors ces importants réaménagements qui feront de la ville celle que l’on connaît aujourd’hui, une cité moderne garnie de cours, et de bordés d’arbres venus remplacer les anciens remparts médiévaux. C’est surtout alors qu’est aménagé le fameux quartier des Chartons, où je loge durant ces 3 jours.

Les aménagements continuent aujourd’hui, avec d’importants travaux entamés depuis une vingtaine d’années et destinés à rendre la ville aux piétons, notamment grâce à l’installation de tout un réseau de transports en commun, dont le tramway en particulier.

 

Le Quartier des Chartons

Ce quartier, l’un des plus fameux de la ville, doit son nom au couvent des Chartreux fondé en 1381 pendant guerre de Cent Ans par des chartreux du Périgord venus s’y réfugier. Je ne crois pas que ce couvent existe encore aujourd’hui, ne serait-ce que son bâtiment, mais je serais ravie d’être détrompée à ce sujet !

De ce quartier, il faut aller voir les quais, progressivement aménagés et qui voient l’ouverture de boutiques, cafés, salons de thé de plus en plus nombreux. Ces quais étaient le cœur du négoce bordelais du vin jusque dans les années 1980, mais ils en ont perdu l’apanage aujourd’hui.

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Mon programme touristique

Il y a beaucoup de choses à voir à Bordeaux, à en juger par les conseils multiples que je rencontrai, sur les sites officiels ou sur les blogs des baroudeuses. J’ai noté quelques adresses, et deux-trois incontournables à tester durant mon séjour de trois jours. Ce déplacement étant motivé par mes études, je vais passer les deux tiers de mon temps aux Archives, mais rien n’empêche de profiter un peu de la ville durant mon temps livre sacrebleu ! Voici donc une petite liste esquissée rapidement de ce que j’aimerais voir avant mon départ :

  • Un détour par les quais des Chartons au coucher du soleil
  • Un passage par la base sous-marine, qui conduira à un petit aparté historique. La base accueille en ce moment l’exposition « Itinerrances » de Ferrante Ferranti, constituée de 150 photographies retraçant ses divers voyages à travers le monde. Prometteur !
  • Une matinée à glaner au marché des bouquinistes
  • Un restaurant local
  • Une promenade dans le non moins fameux jardin public
  • Un passage au marché Calixte Camelle avant le départ

Un bon programme pour peu de temps, alors :

EN ROUTE !

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In your body is a good place to be.

C’est très certainement la plus belle découverte de ces dernières semaines : le projet StyleLikeU dont je vous mets le lien tout de suite, parce qu’il faut absolument que vous alliez ne serait-ce qu’y jeter un coup d’oeil.

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Pour ma part, après avoir atterri sur la page, j’y ai passé des heures et des heures, jamais rassasiée de ces histoires multiples, de ces parcours tous différents et si enrichissants, de cette positivité, ce rayonnement qui émane de chaque individu interviewé.

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Ce projet a été mis en place par une mère et sa fille, face au constat du modèle unique de la beauté qu’elles se voyaient imposé, par les magazines, la télévision, le cinéma etc. Contre ce « diktat de la mode » comme disent certains (beaucoup),  elles ont voulu agir, penser autrement, proposer autre chose. Elles sont alors parties à la recherche de ceux qui semblaient avoir refusé le conformisme. Et ont monté toute une série de petits reportages. Pour elles, le style raconte une histoire, l’histoire de celui qui l’aborde. Et c’est cette histoire qui les intéresse, ce « pourquoi du comment ». Le montage est admirable, les images se suivent pour le plaisir des yeux, comme celui des oreilles, un vrai plaisir. Un appel au courage, à l’épanouissement, au bien-être, l’être soi, l’acceptation de soi et le partage de ces jolis choix à tous les autres.

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Partage, je crois que c’est l’idée principale que j’en retiens. Un partage de personnalités multiples. Un enrichissement véritable pour ceux qui observent, comme moi, relevant ça et là quelques idées pour plus tard.

Le dernier projet en date : The What’s Underneath project. Toute une série de vidéos qui poussent l’interviewé à révéler ce qui se cache derrière l’originalité d’un style des plus personnels. Les mêmes questions sont posées à chaque individu qui passe devant la caméra, et qui est invité à se déshabiller progressivement, au fil des confessions, à « se mettre à nu » dans tous les sens du terme. Des individus de tous les âges, de tous les styles, de chaque sexe, aux expériences variées, célèbres – on y croise ainsi Ashley Smith, Clementine Desseaux, Selah Sue – ou non. Il y a toujours du bon à prendre.

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Je vous joins quelques vidéos qui m’ont particulièrement inspirées, mais à vous d’aller piocher dans cette multitude de parcours et de styles, je suis sûre que vous y trouverez votre bonheur !

 

Mariah Makalapua qui évoque sa jeune maternité et sa nouvelle vie après son départ avec sa fille, dans un pays qui lui permet de retrouver un certain contact à la nature qui lui était cher. (J’en suis tombée amoureuse).

La découverte de ce si joli couple que forment Mikey DeTemple et Lisa Myers.

Ou encore l’interview de la photographe Hilary Walsh.

Freedom of expression through personal style.