ETSY : SELECTION DE NOVEMBRE

Je n’ai pas encore évoqué ici l’existence d’un site que je trouve absolument génial, et qui est déjà connu d’un certains nombre d’internautes, à savoir le site Etsy.

On y trouve un peu de tout, mais ce que je trouve particulièrement top, c’est qu’on y trouve aussi des créations faites mains par tout un chacun, par l’individu le plus lambda qui est heureux de partager avec le monde entier ses petites idées, mais aussi par quelques créateurs pro désireux de se faire connaître sur cette plateforme déjà réputée.

On y trouve de tout, et pour vous le montrer, j’ai décidé de publier chaque mois un article présentant mes quelques coups de coeur du mois, de manière relativement thématique, en accord avec la saison et surtout à des prix abordables !

Voici donc ma sélection de novembre.

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Montre minimaliste en bois de bouleau, de la boutique HAVERN, en Caroline du Nord. 18,15€
Bonnet jaune moutarde, couleur phare de la saison cette année, de la boutique Formalhouse, Turquie, 23,89€
Bonnet jaune moutarde, couleur phare de la saison cette année, de la boutique Formalhouse, Turquie, 23,89€
Une écharpe style plaid, imprimé tribal, idéal pour cette mi-saison un peu fourbe.. Boutique TheFeatheredGypsies en Caroline du Nord, 17,20€
Une écharpe style plaid, imprimé tribal, idéal pour cette mi-saison un peu fourbe.. Boutique TheFeatheredGypsies en Caroline du Nord, 17,20€

 

 

 

Une trousse à maquillage fleurie en attendant le printemps, par Hannah Relf en Angleterre, 14,41€
Une trousse à maquillage fleurie en attendant le printemps, par Hannah Relf en Angleterre, 14,41€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une coque d'Iphone (ou Samsung) multi-matières, de l'Overcase Shop en Italie, à partir de 14€
Une coque d’Iphone (ou Samsung) multi-matières, de l’Overcase Shop en Italie, à partir de 14€
Un mug adorable que je pense me commander très vite ! Par Jen N, un particulier londonien, 12,97€
Un mug adorable que je pense me commander très vite ! Par Jen N, un particulier londonien, 12,97€

La République Bobo

La République Bobo.

L’esthétique du livre devrait suffire à vous interpeler, vous poussez à le glisser au fond de votre sac avant de l’exposer dans votre bibliothèque, ou, comme moi, bien en évidence sur votre table de chevet. Une sorte de couverture en papier recyclé, dont la simplicité fait toute l’originalité, en fait.

Il ne s’agit pas là uniquement d’une découverte déco, mais bien d’un coup de cœur littéraire, que je dois aux auteurs Laure Watrin et Thomas Legrand, bobo « assumés » disent-ils, et tous deux journalistes. Ils se revendiquent bobo – fait rare mais avéré – sans bien savoir tout compte fait à quoi rapporte concrètement cette appellation aujourd’hui le plus souvent insultante.

C’est justement autour de cette incertitude que vont jongler les deux journalistes, pour essayer d’en préciser les contours, ce qui les conduit à prendre la défense du bobo, aussi caricatural soit-il.

« Tout le monde en parle, tout le monde les déteste, personne ne sait vraiment qui ils sont. »
Voilà qui résumerait fort bien l’état actuel des choses.

bobos - sans bourgeois

L’omniprésence du terme rend son analyse percutante, elle a attisé ma curiosité, je me suis plongée dedans et ne m’en suis toujours pas retiré. Watrin & Thomas tentent d’exposer une analyse un peu plus poussée d’un phénomène sans cesse ressassé, d’un mot moult et moult fois utilisé, dans des contextes bien différents et parfois même antagonistes. Quelle réalité se cache derrière cette appellation somme toute ridicule ? En explorant le thème, les auteurs renversent le phénomène, au delà du caractère insultant du dénominatif, ils y démêlent le positif.

Difficile de caractérisé le genre du bouquin. On y décèle une tendance sociologique sans en approfondir la méthode, une influence journalistique mais qui échappe à ses apories actuelles. Dans cette quête, ils s’appuient sur des analyses plus ou moins récentes déjà entamées, des interviews, des études géographiques, urbanistes, historiques, sociologiques, politiques, ils analysent les discours, tentant de démêler, dans tout ça, une quelconque « réalité bobo ».

Le bobo c’est qui, c’est quoi ? Le bobo, c’est la contradiction disent-il, avant tout. Entre individualisme, égocentrisme et ouverture sur les autres, sur le monde, le bobo agace parce qu’il serait « hypocrite ». Et c’est autour de son ambivalence que naviguent nos auteurs, en quête d’une vérité qu’ils auront bien du mal à déterminer, tant ce que le bobo désigne varie d’un individu à l’autre, de la gauche à la droit, de la campagne à la ville, et entre les bobos eux-mêmes. La République bobo, ça nous plait, parce que ça nous concerne un peu, ça nous touche de près ou de loin. La bobo c’est toi, c’est moi, et dans le pire des cas, c’est ton voisin.

On aurait presque envie de se revendiquer bobo à la fin de cette lecture, très agréable au passage parce que rédigée en toute simplicité, avec une note d’humour, d’ironie, ça et là, mais une rigueur malgré tout rassurante.

Cette découverte, je la dois à la sublime Solange, de la chaîne Solangeteparle, que je présenterai dans un prochain article parce que, ici encore, elle en vaut le détour. Et je lui laisse donc le mot de la fin avec plaisir :

« JE SUIS BOBO ET JE VOUS EMMERDE. »

In your body is a good place to be.

C’est très certainement la plus belle découverte de ces dernières semaines : le projet StyleLikeU dont je vous mets le lien tout de suite, parce qu’il faut absolument que vous alliez ne serait-ce qu’y jeter un coup d’oeil.

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Pour ma part, après avoir atterri sur la page, j’y ai passé des heures et des heures, jamais rassasiée de ces histoires multiples, de ces parcours tous différents et si enrichissants, de cette positivité, ce rayonnement qui émane de chaque individu interviewé.

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Ce projet a été mis en place par une mère et sa fille, face au constat du modèle unique de la beauté qu’elles se voyaient imposé, par les magazines, la télévision, le cinéma etc. Contre ce « diktat de la mode » comme disent certains (beaucoup),  elles ont voulu agir, penser autrement, proposer autre chose. Elles sont alors parties à la recherche de ceux qui semblaient avoir refusé le conformisme. Et ont monté toute une série de petits reportages. Pour elles, le style raconte une histoire, l’histoire de celui qui l’aborde. Et c’est cette histoire qui les intéresse, ce « pourquoi du comment ». Le montage est admirable, les images se suivent pour le plaisir des yeux, comme celui des oreilles, un vrai plaisir. Un appel au courage, à l’épanouissement, au bien-être, l’être soi, l’acceptation de soi et le partage de ces jolis choix à tous les autres.

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Partage, je crois que c’est l’idée principale que j’en retiens. Un partage de personnalités multiples. Un enrichissement véritable pour ceux qui observent, comme moi, relevant ça et là quelques idées pour plus tard.

Le dernier projet en date : The What’s Underneath project. Toute une série de vidéos qui poussent l’interviewé à révéler ce qui se cache derrière l’originalité d’un style des plus personnels. Les mêmes questions sont posées à chaque individu qui passe devant la caméra, et qui est invité à se déshabiller progressivement, au fil des confessions, à « se mettre à nu » dans tous les sens du terme. Des individus de tous les âges, de tous les styles, de chaque sexe, aux expériences variées, célèbres – on y croise ainsi Ashley Smith, Clementine Desseaux, Selah Sue – ou non. Il y a toujours du bon à prendre.

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Je vous joins quelques vidéos qui m’ont particulièrement inspirées, mais à vous d’aller piocher dans cette multitude de parcours et de styles, je suis sûre que vous y trouverez votre bonheur !

 

Mariah Makalapua qui évoque sa jeune maternité et sa nouvelle vie après son départ avec sa fille, dans un pays qui lui permet de retrouver un certain contact à la nature qui lui était cher. (J’en suis tombée amoureuse).

La découverte de ce si joli couple que forment Mikey DeTemple et Lisa Myers.

Ou encore l’interview de la photographe Hilary Walsh.

Freedom of expression through personal style.