Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

Après cette nuit tant appréciée passée à York en milieu de trajet, nous avons donc repris la route en direction des Highlands qui nous attendaient. Les routes ne sont pas comme en France et nous n’avons pas tellement le choix au niveau de l’itinéraire. Nous nous retrouvons donc au milieu de tous les vacanciers désireux tout comme nous de rencontrer les terres écossaises et slalomant entre les camions dès qu’ils en ont la possibilité. Il reste peu de kilomètres et nous y passons pourtant la journée. Mais à mi-chemin déjà, l’horizon se dresse par endroits, se vallonne, en même temps que le ciel se voile laissant percer des pluies qui viennent nous surprendre dans nos contemplations. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #3 : Dormir dans une ancienne abbaye bénédictine à Fort Augustus

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Roadtrip en Écosse #2 : escale à York

La route est longue pour rejoindre les Highlands, ses paysages se méritent et notre impatience grandit au fil des heures. Nous nous décidons malgré tout à faire une escale en Angleterre, à quelques kilomètres de la frontière, histoire de nous reposer un peu, de nous dégourdir les jambes et de manger un bout. C’est à York que nous avons choisi de poser nos valises le temps d’une soirée et d’une nuit bien méritée. Je découvre cette jolie ville de briques rouges pour la première fois et suis charmée par tout ce que j’y vois. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #2 : escale à York

Roadtrip en Écosse #1 : Avant le départ

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Ceux qui me suivent sur Instagram ou sur Twitter ont déjà eu vent de la nouvelle, j’ai manqué de temps pour en faire l’annonce sur le blog un peu plus tôt, mais je prends quelques minutes à deux jours de notre grand départ pour vous en dire quelques mots. Continuer la lecture de Roadtrip en Écosse #1 : Avant le départ

« La Bouitte », hôtel-restaurant de luxe : une belle histoire de famille

Le thème que j’aborde aujourd’hui diffère quelque peu des précédents, en ce qu’il s’agit d’un lieu que je n’ai encore jamais visité, et que je ne visiterai probablement pas de si tôt. Des recherches dans le cadre de mon travail actuel m’ont conduite à cette jolie découverte que j’aimerais te faire partager, d’abord car le lieu est superbe, mais surtout parce que cette histoire d’entreprise familiale couronnée de succès me plait beaucoup. Je te présente donc : La Bouitte !

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Une histoire de famille qui finit bien

Cette histoire dont j’aimerais te parler est celle de René et Marie-Louise Meilleur. En 1976, le couple achète ce qui n’est alors qu’un champ de pommes-de-terre. Au milieu des montagnes, ils dressent ce qui deviendra bientôt « La Bouitte », autrement dit, « Petite Maison », en patois savoyard. Petite peut-être, mais pas pour très longtemps.

La Bouitte est alors un restaurant fort sympathique qui accueille les voyageurs venus skier ou découvrir le pays quelques temps. René Meilleur est aux fourneaux, et propose une cuisine traditionnelle qui contente bien les visiteurs, à base de raclette et de fondue savoyarde, bien évidemment. Mais dès les années 80, la cuisine se fait déjà « plus élaborée et créative », se rapprochant de la gastronomie qui fera de La Bouitte un restaurant étoilé dès 2003. En 2015, elle reçoit sa troisième étoile, et cette année, l’établissement fête déjà ses 40 ans.

Aux côtés de Marie-Louise et René Meilleur se sont également installés leurs enfants. Maxime Meilleur, ancien athlète, a rejoint son père en cuisine et tous deux élaborent au jour le jour de nouvelles recettes à quatre mains. La grande soeur, Sophie, s’est quant à elle occupée de la création des 16 chambres et suites de charmes qui ont agrandi la demeure. Ajoute à ce sympathique portrait de famille les conjoints respectifs desdits enfants et tu comprendras pourquoi je parle de ce restaurant comme d’une bien belle aventure familiale.

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Un cadre de rêve

Il faut dire que la Bouitte a tout pour garantir son succès. Perchée au milieu des montagnes alpines, entre plusieurs stations de ski, elle a de quoi séduire les visiteurs qui s’y égareraient. Ses bâtisseurs se sont montrés soucieux d’assurer à la demeure le charme des chalets de montagne, et ils ont su allier l’attrait pittoresque d’un refuge simple et chaleureux, et le confort d’un hôtel de luxe.

En effet, derrière cette façade de pierres et de bois, se cache un restaurant étoilé mais aussi un hôtel de luxe ayant ouvert ses portes plus récemment. Les chambres sont dites « de charme » et en effet, quoi de plus charmant que ces pièces décorées à la façon d’antan, parsemées de plaids et de coussins moelleux, autour du foyer d’une cheminée qui trône au milieu de l’espace. Mais derrière ses airs de maison de campagne, la chambre offre tout le confort nécessaire : salle de bain dernier cri, télévision, wifi gratuit…

Enfin, pour se reposer de ces longues journées de vadrouille, un spa de montagne, « La Bèla Vya » a été installé récemment. (Et j’irais bien y passer le reste de l’année, personnellement…)

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Un programme culinaire prometteur

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Pour en revenir au restaurant, c’est toujours René Meilleur qui tient les commandes, accompagné depuis plusieurs années de son fils Maxime.

 Aucun d’eux n’ayant suivi de formation particulière, c’est en autodidactes qu’ils concoctent les mets qui font le bonheur des visiteurs, et leur valurent l’obtention d’une dernière étoile l’an dernier.

Leur objectif ? Trouver l’équilibre parfait « entre tradition et modernité, simplicité et élégance, précision et prise de risque », cela dans une interprétation séduisante des meilleurs produits du terroir. Une cuisine à l’image de tout le reste, en somme.

Pour conclure…

Cet article ressemble plus à une publicité qu’à une après-midi découverte, diras-tu peut-être. Ma méconnaissance du lieu ne permettait pas la critique, et je n’irai pas demain faire la découverte d’un domaine étoilé. L’idée n’était pas de faire connaître l’endroit, mais son histoire. J’ai été séduite par cette entreprise familiale, qui a su évoluer à son rythme et séduire ainsi progressivement chacun de ceux qui passaient la porte de leur établissement.

Les photos ne sont pas de moi, mais je n’en ai pas retrouvé les auteurs. Si vous avez votre idée, n’hésitez pas à vous manifester !

Restaurant le Procope : sur les pas de La Fontaine, de Voltaire et d’Hugo.

Samedi dernier, j’ai déjeuné sur la banquette du premier café littéraire du monde, fondé en 1686 par un gentilhomme italien, Francesco dei Coltelli. J’avais découvert ce lieu de lettres et d’histoire il y a deux ans, et j’étais tombée sous le charme de ce restaurant où le temps semble s’être arrêté, où la bicorne de Napoléon côtoie la cloche de Marat, les correspondances de Corneilles, celles de Colbert et où les toilettes mêmes sont marquées par l’humour de Voltaire…

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Un lieu historique

L’une des principales raisons qui me pousse à passer encore et encore devant les portes de cet endroit, jusqu’à les franchir pour la deuxième fois, c’est cette empreinte historique indélébile qui en fait un lieu atypique. En m’asseyant sur la banquette, j’ai l’impression de suivre les pas de ces écrivains célèbres que j’ai tant admiré et qui sont tous venus s’y poser des heures entières. Je laisse glisser mes doigts sur les rideaux de velours qui bordent les hautes fenêtres, les arrête dans le creux d’un mur usé par le temps. Je visite l’histoire et me mêle à ses acteurs, je suis complètement séduite par la poésie de ces instants gourmands.

Imaginez ! Un café qui voit ses portes s’ouvrir chaque jour depuis 1686, dont le sol a été foulé par des clients habitués ou curieux, depuis plus de trois siècles ! Comment ne pas se laisser subjuguer par la magie du temps qui passe sans voir mourir cet endroit posté depuis tant d’années dans la rue de l’Ancienne Comédie. Personnellement, je ne résiste pas. Je monte ces escaliers de pierres et m’attarde sur les portraits qui en habillent les murs. Je déambule au milieu des couloirs, découvre les salons, les uns après les autres, en admire la décoration en me demandant ce qui a bien pu changer depuis les premiers instants.

Les premiers instants sont ceux de l’année 1686, année où cet homme venu de Palerme décide d’ouvrir les portes du premier café du monde. S’attendait-il à une telle renommée ? S’attendait-il a ce qu’il lui survivre, trois siècles après ? A l’époque, on venait y boire et y déguster des sorbets, tout en simplicité. Situé tout près de l’Ancienne Comédie Française, il vit bientôt les « beaux esprits » (comme on dit), s’y rencontrer. Et cela devrait durer pendant deux siècles. Parmi les noms qu’on aime citer, on trouve Voltaire, Rousseau ou Beaumarchais. La Fontaine y avait aussi ses habitudes, et a donné son nom à l’un des salons qui lui ont survécus. Balzac, Hugo et Verlaine vinrent aussi y discuter. Leur âme ne cesse de donner à ce lieu sombre mais chaleureux, un certain cachet.

Difficile, par ailleurs, de passer à côté de cette pensée révolutionnaire qui se lit jusque sur les murs de l’ancien café. Il faut dire qu’il fut au coeur de bon nombre de ses débats, et qu’il accueillit surtout des acteurs qui laissèrent leur nom à la postérité. Après avoir vu l’Encyclopédie prendre forme sous les doigts de Diderot et d’Alembert, le Procope laissa se poser en son sein Robespierre, Marat ou Danton, dont la statue trône à quelques pas de là. Impressionnant, non ?_DSC2415 _DSC2413

Un musée gourmand

Ces grands noms ont d’ailleurs laissé une trace dont le Procope se sert aujourd’hui pour conserver sa réputation. Lorsque l’on franchit les hautes portes bleues, les tapis à la mode de l’époque, les dorures, les tableaux donnent le ton. Mais au delà de la décoration, laissez-vous séduire par cette exposition…

Il y en a partout, un vrai plaisir des yeux, un orgueil tacite pour ceux qui s’y rencontrent. Sur les murs, au delà du papier peint de 1830 où sont imprimés ces quelques mots, « Liberté, « Egalité », sont encadrés bien des textes et bien des portraits.

Ça et là, aussi, des objets tout droit venus des siècles passés. On parle d’un poêle qui daterait de l’ouverture du lieu, et même du célèbre bicorne de Napoléon que ce dernier aurait laissé, certains disent pour payer ses dettes…
Difficile de démêler la réalité du mythe, et après tout, est-ce bien nécessaire ? N’est-il pas plus agréable de se laisser rêver, voyager dans le temps, séduire par l’histoire ?

Jusqu’aux toilettes, des « citoyens » et des « citoyennes », où je vous laisserai apprécier les réflexions fort philosophiques de Monsieur Voltaire..

Une cuisine où la tradition rime avec sophistication

Il faut être honnête, le Procope n’est pas le meilleur ami des végétariens. Et je vous avoue avoir blêmi lorsque la personne à ma gauche s’est fait servir une « tête de veau en cocotte », à l’ancienne en somme. L’une de leurs spécialités. C’est ce qui m’a rendu le choix du repas un peu difficile, et qui a limité de beaucoup les possibilités. Cela dit, ce que j’ai pu tester était à tomber, et j’ai craqué mille fois pour la soupe à l’oignon qu’ils proposent en entrée. Presque aussi dingue que celle que cuisine mon cher papa. 😉

Le restaurant propose en effet une cuisine traditionnelle, une cuisine que l’on aurait pu déguster il y a de cela plusieurs siècles. Difficile de le leur reprocher, le Procope reste dans le thème, et fait le bonheur des touristes mais également des gourmets parisiens.

Deux petits « mais »

Malheureusement, et contrairement à ma première visite, nous nous sommes rendus au Procope un samedi.. Nous avions réservé, pas besoin de patienter… Pour entrer du moins. En effet, par la suite, il a fallu attendre. Longtemps. Une demi-heure avant de pouvoir déguster cette fameuse soupe à l’oignon, un peu long pour un pauvre bol, aussi délicieux soit-il. La suite aurait pu suivre rapidement, mais il a fallu vingt minutes de plus pour la voir arriver, et nous avons fini par renoncer à un dessert qui promettait de nous faire languir tout aussi longtemps..

C’est un peu dommage, ça nous a quelque peu gâché le plaisir, d’autant plus que célébrant ce jour là mon anniversaire, nous avions autre chose de prévu ensuite. Le service était d’une qualité bien moindre à celle que j’avais pu admirer il y a deux ans de cela et je regrette ce constat peut-être un peu dur de ma part. Je déplore le manque d’amabilité de celui qui s’est occupé de nous, hautain, distant et presque impoli finalement. Heureusement, nous avions été parfaitement accueillis par la jeune fille à l’entrée, qui était, me semble-t-il, déjà là lors de ma première fois en ce lieu.

Peut-être sommes nous mal tombés, je re-tenterai un jour malgré tout, c’est presque sûr.

Et toi, quels sont tes bonnes adresses pour bien manger/pour voyager à Paris ?

Le Procope
13 rue de l'Ancienne Comédie
75006 PARIS
(Menu Procope à 20,90€ en semaine)

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Petit village de montagne : bienvenue à Arrien-en-Bethmale

ARRIEN-EN-BETHMALE

Avant de venir à Paris quand il avait passé 20 ans, mon grand-père était berger dans les montagnes des Pyrénées. Il est né dans la Vallée de Bethmale dont je vous ai déjà parlé, il a grandi à Arrien, où j’ai passé bien des étés. J’y suis retournée la semaine dernière, pour présenter la région à l’amoureux. J’ai eu l’envie de vous faire profiter de ce magnifique village à l’allure presque abandonnée, baigné de nature, face à l’immensité des montagnes enneigées. Continuer la lecture de Petit village de montagne : bienvenue à Arrien-en-Bethmale

# 29 jours de gratitude – Jour 15 – Ce voyage

Je ne suis plus aussi régulière qu’au début du mois. Je n’ai pas posté du week-end à ce sujet car je suis allée me ressourcer à la campagne, et qu’il n’y avait pas de connexion là bas, ce qui n’était pas plus mal. Mais je reprends le défi en cours, m’exprimant ce jour sur « ce » voyage.

CE VOYAGE

Je n’ai pas énormément voyagé dans ma vie. Contrairement à mon petit ami notamment qui a eu le temps de faire le tour de l’Europe plusieurs fois, je me suis cantonnée à certaines destinations ponctuelles et occasionnelles. Je garde un bon souvenir de tous ces voyages, je n’en préfère aucun, je ne pourrais pas choisir. J’ai aimé me promener en France, et je repense avec une certaine nostalgie à tous ces étés passés dans le sud avec mon père qui nous dégotait toujours une maison à la dernière minute, pour y passer la semaine, et découvrir la région. Le voyage dont j’ai le meilleur souvenir est peut-être celui que nous avons passé ensemble en Crète, les circonstances faisant que nous en sommes rentrés remontés à bloc, mais débordant d’une nostalgie qui ne nous quitterait plus et qui nous submergerait toujours, ensuite, à l’évocation de ce court séjour mémorable.

Néanmoins, je suis reconnaissante pour un voyage qui m’emmena beaucoup moins loin, et qui me fit simplement franchir la frontière Nord de mon cher pays. L’automne 2014, je suis allée à Gand avec mon petit-ami et sa famille, et j’ai retrouvé ce goût du voyage qui m’avait quitté depuis quelques temps.

Je me suis rappelée qu’il n’était pas si compliqué de voir le monde, et que quelques jours passés loin de la maison pouvaient suffire à remettre tous mes compteurs à zéro. J’ai constaté que des destinations moins touristiques pouvaient réserver d’immenses surprises, et qu’un après-midi sous la pluie pouvait avoir son charme. Je vous parlais de tout cela dans mes articles consacrés à ce séjour en Belgique, à Bruges ou à Gand,

Ce voyage fut le déclic dont j’avais besoin pour reprendre là où je l’avais laissé mon côté aventurier. On ne peut pas dire que depuis j’ai passé le temps qui me restait à arpenter le continent sac au dos, mais l’envie est revenue, et de courts séjours se son succédés ça et là.

J’aimerais mettre un peu d’argent de côté pour me réserver des week-end occasionnels, et voir un peu du pays. J’en parle de plus en plus, et quand je me tais, j’y pense d’autant plus fort.

D’ailleurs, si vous avez des bons plans, de bonnes adresses, ou des astuces pour voyager pas cher, je suis preneuse ! Je prends tous les conseils.