« La Bouitte », hôtel-restaurant de luxe : une belle histoire de famille

Le thème que j’aborde aujourd’hui diffère quelque peu des précédents, en ce qu’il s’agit d’un lieu que je n’ai encore jamais visité, et que je ne visiterai probablement pas de si tôt. Des recherches dans le cadre de mon travail actuel m’ont conduite à cette jolie découverte que j’aimerais te faire partager, d’abord car le lieu est superbe, mais surtout parce que cette histoire d’entreprise familiale couronnée de succès me plait beaucoup. Je te présente donc : La Bouitte !

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Une histoire de famille qui finit bien

Cette histoire dont j’aimerais te parler est celle de René et Marie-Louise Meilleur. En 1976, le couple achète ce qui n’est alors qu’un champ de pommes-de-terre. Au milieu des montagnes, ils dressent ce qui deviendra bientôt « La Bouitte », autrement dit, « Petite Maison », en patois savoyard. Petite peut-être, mais pas pour très longtemps.

La Bouitte est alors un restaurant fort sympathique qui accueille les voyageurs venus skier ou découvrir le pays quelques temps. René Meilleur est aux fourneaux, et propose une cuisine traditionnelle qui contente bien les visiteurs, à base de raclette et de fondue savoyarde, bien évidemment. Mais dès les années 80, la cuisine se fait déjà « plus élaborée et créative », se rapprochant de la gastronomie qui fera de La Bouitte un restaurant étoilé dès 2003. En 2015, elle reçoit sa troisième étoile, et cette année, l’établissement fête déjà ses 40 ans.

Aux côtés de Marie-Louise et René Meilleur se sont également installés leurs enfants. Maxime Meilleur, ancien athlète, a rejoint son père en cuisine et tous deux élaborent au jour le jour de nouvelles recettes à quatre mains. La grande soeur, Sophie, s’est quant à elle occupée de la création des 16 chambres et suites de charmes qui ont agrandi la demeure. Ajoute à ce sympathique portrait de famille les conjoints respectifs desdits enfants et tu comprendras pourquoi je parle de ce restaurant comme d’une bien belle aventure familiale.

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Un cadre de rêve

Il faut dire que la Bouitte a tout pour garantir son succès. Perchée au milieu des montagnes alpines, entre plusieurs stations de ski, elle a de quoi séduire les visiteurs qui s’y égareraient. Ses bâtisseurs se sont montrés soucieux d’assurer à la demeure le charme des chalets de montagne, et ils ont su allier l’attrait pittoresque d’un refuge simple et chaleureux, et le confort d’un hôtel de luxe.

En effet, derrière cette façade de pierres et de bois, se cache un restaurant étoilé mais aussi un hôtel de luxe ayant ouvert ses portes plus récemment. Les chambres sont dites « de charme » et en effet, quoi de plus charmant que ces pièces décorées à la façon d’antan, parsemées de plaids et de coussins moelleux, autour du foyer d’une cheminée qui trône au milieu de l’espace. Mais derrière ses airs de maison de campagne, la chambre offre tout le confort nécessaire : salle de bain dernier cri, télévision, wifi gratuit…

Enfin, pour se reposer de ces longues journées de vadrouille, un spa de montagne, « La Bèla Vya » a été installé récemment. (Et j’irais bien y passer le reste de l’année, personnellement…)

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Un programme culinaire prometteur

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Pour en revenir au restaurant, c’est toujours René Meilleur qui tient les commandes, accompagné depuis plusieurs années de son fils Maxime.

 Aucun d’eux n’ayant suivi de formation particulière, c’est en autodidactes qu’ils concoctent les mets qui font le bonheur des visiteurs, et leur valurent l’obtention d’une dernière étoile l’an dernier.

Leur objectif ? Trouver l’équilibre parfait « entre tradition et modernité, simplicité et élégance, précision et prise de risque », cela dans une interprétation séduisante des meilleurs produits du terroir. Une cuisine à l’image de tout le reste, en somme.

Pour conclure…

Cet article ressemble plus à une publicité qu’à une après-midi découverte, diras-tu peut-être. Ma méconnaissance du lieu ne permettait pas la critique, et je n’irai pas demain faire la découverte d’un domaine étoilé. L’idée n’était pas de faire connaître l’endroit, mais son histoire. J’ai été séduite par cette entreprise familiale, qui a su évoluer à son rythme et séduire ainsi progressivement chacun de ceux qui passaient la porte de leur établissement.

Les photos ne sont pas de moi, mais je n’en ai pas retrouvé les auteurs. Si vous avez votre idée, n’hésitez pas à vous manifester !
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Restaurant le Procope : sur les pas de La Fontaine, de Voltaire et d’Hugo.

Samedi dernier, j’ai déjeuné sur la banquette du premier café littéraire du monde, fondé en 1686 par un gentilhomme italien, Francesco dei Coltelli. J’avais découvert ce lieu de lettres et d’histoire il y a deux ans, et j’étais tombée sous le charme de ce restaurant où le temps semble s’être arrêté, où la bicorne de Napoléon côtoie la cloche de Marat, les correspondances de Corneilles, celles de Colbert et où les toilettes mêmes sont marquées par l’humour de Voltaire…

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Un lieu historique

L’une des principales raisons qui me pousse à passer encore et encore devant les portes de cet endroit, jusqu’à les franchir pour la deuxième fois, c’est cette empreinte historique indélébile qui en fait un lieu atypique. En m’asseyant sur la banquette, j’ai l’impression de suivre les pas de ces écrivains célèbres que j’ai tant admiré et qui sont tous venus s’y poser des heures entières. Je laisse glisser mes doigts sur les rideaux de velours qui bordent les hautes fenêtres, les arrête dans le creux d’un mur usé par le temps. Je visite l’histoire et me mêle à ses acteurs, je suis complètement séduite par la poésie de ces instants gourmands.

Imaginez ! Un café qui voit ses portes s’ouvrir chaque jour depuis 1686, dont le sol a été foulé par des clients habitués ou curieux, depuis plus de trois siècles ! Comment ne pas se laisser subjuguer par la magie du temps qui passe sans voir mourir cet endroit posté depuis tant d’années dans la rue de l’Ancienne Comédie. Personnellement, je ne résiste pas. Je monte ces escaliers de pierres et m’attarde sur les portraits qui en habillent les murs. Je déambule au milieu des couloirs, découvre les salons, les uns après les autres, en admire la décoration en me demandant ce qui a bien pu changer depuis les premiers instants.

Les premiers instants sont ceux de l’année 1686, année où cet homme venu de Palerme décide d’ouvrir les portes du premier café du monde. S’attendait-il à une telle renommée ? S’attendait-il a ce qu’il lui survivre, trois siècles après ? A l’époque, on venait y boire et y déguster des sorbets, tout en simplicité. Situé tout près de l’Ancienne Comédie Française, il vit bientôt les « beaux esprits » (comme on dit), s’y rencontrer. Et cela devrait durer pendant deux siècles. Parmi les noms qu’on aime citer, on trouve Voltaire, Rousseau ou Beaumarchais. La Fontaine y avait aussi ses habitudes, et a donné son nom à l’un des salons qui lui ont survécus. Balzac, Hugo et Verlaine vinrent aussi y discuter. Leur âme ne cesse de donner à ce lieu sombre mais chaleureux, un certain cachet.

Difficile, par ailleurs, de passer à côté de cette pensée révolutionnaire qui se lit jusque sur les murs de l’ancien café. Il faut dire qu’il fut au coeur de bon nombre de ses débats, et qu’il accueillit surtout des acteurs qui laissèrent leur nom à la postérité. Après avoir vu l’Encyclopédie prendre forme sous les doigts de Diderot et d’Alembert, le Procope laissa se poser en son sein Robespierre, Marat ou Danton, dont la statue trône à quelques pas de là. Impressionnant, non ?_DSC2415 _DSC2413

Un musée gourmand

Ces grands noms ont d’ailleurs laissé une trace dont le Procope se sert aujourd’hui pour conserver sa réputation. Lorsque l’on franchit les hautes portes bleues, les tapis à la mode de l’époque, les dorures, les tableaux donnent le ton. Mais au delà de la décoration, laissez-vous séduire par cette exposition…

Il y en a partout, un vrai plaisir des yeux, un orgueil tacite pour ceux qui s’y rencontrent. Sur les murs, au delà du papier peint de 1830 où sont imprimés ces quelques mots, « Liberté, « Egalité », sont encadrés bien des textes et bien des portraits.

Ça et là, aussi, des objets tout droit venus des siècles passés. On parle d’un poêle qui daterait de l’ouverture du lieu, et même du célèbre bicorne de Napoléon que ce dernier aurait laissé, certains disent pour payer ses dettes…
Difficile de démêler la réalité du mythe, et après tout, est-ce bien nécessaire ? N’est-il pas plus agréable de se laisser rêver, voyager dans le temps, séduire par l’histoire ?

Jusqu’aux toilettes, des « citoyens » et des « citoyennes », où je vous laisserai apprécier les réflexions fort philosophiques de Monsieur Voltaire..

Une cuisine où la tradition rime avec sophistication

Il faut être honnête, le Procope n’est pas le meilleur ami des végétariens. Et je vous avoue avoir blêmi lorsque la personne à ma gauche s’est fait servir une « tête de veau en cocotte », à l’ancienne en somme. L’une de leurs spécialités. C’est ce qui m’a rendu le choix du repas un peu difficile, et qui a limité de beaucoup les possibilités. Cela dit, ce que j’ai pu tester était à tomber, et j’ai craqué mille fois pour la soupe à l’oignon qu’ils proposent en entrée. Presque aussi dingue que celle que cuisine mon cher papa. 😉

Le restaurant propose en effet une cuisine traditionnelle, une cuisine que l’on aurait pu déguster il y a de cela plusieurs siècles. Difficile de le leur reprocher, le Procope reste dans le thème, et fait le bonheur des touristes mais également des gourmets parisiens.

Deux petits « mais »

Malheureusement, et contrairement à ma première visite, nous nous sommes rendus au Procope un samedi.. Nous avions réservé, pas besoin de patienter… Pour entrer du moins. En effet, par la suite, il a fallu attendre. Longtemps. Une demi-heure avant de pouvoir déguster cette fameuse soupe à l’oignon, un peu long pour un pauvre bol, aussi délicieux soit-il. La suite aurait pu suivre rapidement, mais il a fallu vingt minutes de plus pour la voir arriver, et nous avons fini par renoncer à un dessert qui promettait de nous faire languir tout aussi longtemps..

C’est un peu dommage, ça nous a quelque peu gâché le plaisir, d’autant plus que célébrant ce jour là mon anniversaire, nous avions autre chose de prévu ensuite. Le service était d’une qualité bien moindre à celle que j’avais pu admirer il y a deux ans de cela et je regrette ce constat peut-être un peu dur de ma part. Je déplore le manque d’amabilité de celui qui s’est occupé de nous, hautain, distant et presque impoli finalement. Heureusement, nous avions été parfaitement accueillis par la jeune fille à l’entrée, qui était, me semble-t-il, déjà là lors de ma première fois en ce lieu.

Peut-être sommes nous mal tombés, je re-tenterai un jour malgré tout, c’est presque sûr.

Et toi, quels sont tes bonnes adresses pour bien manger/pour voyager à Paris ?

Le Procope
13 rue de l'Ancienne Comédie
75006 PARIS
(Menu Procope à 20,90€ en semaine)

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Petit village de montagne : bienvenue à Arrien-en-Bethmale

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Avant de venir à Paris quand il avait passé 20 ans, mon grand-père était berger dans les montagnes des Pyrénées. Il est né dans la Vallée de Bethmale dont je vous ai déjà parlé, il a grandi à Arrien, où j’ai passé bien des étés. J’y suis retournée la semaine dernière, pour présenter la région à l’amoureux. J’ai eu l’envie de vous faire profiter de ce magnifique village à l’allure presque abandonnée, baigné de nature, face à l’immensité des montagnes enneigées. Continuer la lecture de Petit village de montagne : bienvenue à Arrien-en-Bethmale

Noël dans un village de montagne, Saint Girons.

IMG_3138Ville ou village ? Je ne sais quel mot poser sur Saint-Girons, cet endroit qui m’a vue avant que je ne le vois, où je retourne chaque année depuis que j’ai 6 mois. La ville la plus proche de la vallée qui a vu naître mon grand-père, là où il a grandi, là où il se réfugie encore, aujourd’hui. J’ai déjà parlé de la Vallée de Bethmale, du Lac de Bethmale surtout, dont je suis amoureuse. Saint-Girons n’en est pas si loin, à quelques kilomètres de voiture de là.
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Comme chaque année, nous sommes allés fêter Noël non loin du Salat, cette rivière qui traverse la région et qui me rappelle mon enfance, les fêtes foraines du mois d’août où ma grand-mère m’emmenait, patientant des après-midi durant devant le manège qui me faisait tourner, inlassablement. Cette année, encore, je suis sortie en ce 25 décembre, pour aller prendre quelques clichés, aller regarder la ville d’un œil nouveau, un œil changé par une année de plus passée.

Je n’ai pas toujours aimé ces semaines imposées dans un endroit qui m’apparaissait comme le bout du monde. Quelques magasins pour subvenir aux plus importants besoins, une librairie où j’aimais à me réfugier, et trois pèlerins.

Depuis quelques temps, j’apprécie cependant ces jours passés au calme, loin du chahut de Paris, loin des contraintes, des voitures, de l’urgence du quotidien. Tout prend une autre teinte ici, et nous prenons le temps de trainer, parce que, après tout, il n’y a rien d’autre à faire. Je suis déçue de n’avoir pas eu suffisamment de temps pour aller faire un tour dans cette librairie que j’aime tant, et qui m’accueille, année après année, m’offrant ce délice infini de me perdre dans ces livres d’occasions, ces livres vieux parfois de plusieurs dizaines d’années, qui sentent la poussière, le temps passé, les mains entre lesquelles ils ont trainé, encore et encore. Et repartir, un, deux, trois livres sous le bras, et un sourire aux lèvres. Ce sera pour cet été, très probablement !

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J’ai quand même eu ce plaisir de déambuler dans les rues désertes de ce lendemain de réveillon. Il était 16 heures, le soleil commençait déjà à décliner et nous avions passé la journée à ne rien faire qu’à profiter de ces instants passés ensemble, au chaud. La lumière était belle et donnait à ces images des couleurs nouvelles. L’air était bon, les rues désertes, parfois ponctuées de la présence d’une famille venue prendre l’air avant de retourner se blottir dans le canapé… J’ai marché seule le long des trottoirs, au milieu de routes abandonnées, des les recoins, les ruelles de la ville, et je suis rentrée le cœur gonflé et la tête emplie d’images colorées et sereines pour terminer l’année.

J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes de Noël, que vous avez bien mangé, bien dansé, entourés de ceux que vous aimez. Et je vous souhaites de passer une bonne fin d’année 2015. 🙂

Un week-end à Gand #Belgique

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Je me souviens de cette journée ensoleillée. Nous avions quitté Paris à l’aube, le ciel était gris et la bruine pleurait sur le pare-brise. J’ai dormi tout le long de la route, et me suis réveillée au passage de la frontière. Welcome in Belgium.

Découvrir Gand et tomber amoureuse

Pour notre court séjour, nous avions choisi de passer nos nuits à Gand, une ville située dans la région flamande de la Belgique, c’est à dire, au nord du pays. De la Belgique, je ne connaissais que Bruxelles. Mon père y est né, j’ai de la famille là bas, ainsi nous y passions nos vacances, quand j’étais petite, sans jamais quitter la ville. J’en connais les façades en briques rouges, les bars à thème, la Grand-Place. Je connais même la ville de l’intérieur. Ces appartements tout en longueur, presque sans fenêtres, où la chambre laisse sa place à la cuisine, qui précède le salon, qui débouche à son tour sur une chambre. Parcours linéaire qui accueille en son centre une grande tablée où les plats divers embaument tous le logis.

La Belgique à mes yeux, et dans mon souvenir, c’était Bruxelles, cette ville aux milles sourires. L’automne dernier, j’en ai découvert de nouvelles facettes encore méconnues. Et Gand fut une sacrée surprise, apte à déjouer tous mes préjugés. Je ne connais pas Amsterdam, je dois y aller depuis longtemps mais je n’en ai pas encore eu l’occasion. Cependant, c’est exactement l’image que j’en ai. Une ville à taille humaine, pleine de pavés et de verdure, bordée d’eau et baignée de lumière. Aux quatre coins de cette ville, des vélos défilant à rythmes variés. Des vélos déposés à l’aveugle contre des arbres rougis par la saison déclinante. Des maisons aux mille couleurs, et des boutiques aux façades fascinantes. Et du chocolat, bien sûr, embaumant cet air frais qui vient s’écraser sur nos joues.

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Bike-Promenade-Gand

Sous les pavés, l’histoire.

Après avoir déposé nos affaires dans un hôtel adorable et tout de blanc vêtu, à deux pas du château des Comtes, dit « Gravensteen », vieil héritage du XIIème siècle – qui est en travaux au moment de notre passage et que nous n’avons par conséquent pas eu la chance de visiter – nous décidons d’aller découvrir la ville.

Celle-ci semble être un musée à elle seule. Si je devais établir une comparaison un peu bancale, je la ferais avec la ville de Carcassonne, ville médiévale on ne peut plus dépaysante. Carcassonne oui, le côté touristique en moins. Au bord de ces rues pavées s’exposent des maisons à l’architecture médiévale séduisante, auxquelles le soleil déclinant donne toujours plus de charme. Je suis tombée amoureuse de ces façades vieillies, toutes de briques vêtues.

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Et L’Agneau Mystique dans tout ça ?!

Je ne parle pas ici du fameux beffroi de Gand, mais surtout, je ne mentionne pas L’agneau mystique de Van Eyck qu’abrite la cathédrale Saint Bavon. La raison en est simple, la déception fut trop grande. Ce retable semble être l’incontournable de la ville, et j’en avais beaucoup entendu parler avant mon départ. Sur place, on a insisté pour m’emmener voir ce fameux chef d’oeuvre, ce que j’ai fait. Mais payer 4€ simplement pour avoir l’honneur d’observer ce polyptyque, dans une pièce minuscule et noircie de monde, je trouve ça consternant. Et découvrir, en plus, que la moitié du retable avait été retirée pour restauration a terminé de m’achever.

Et toi, tu connais Gand ? Qu’en as-tu pensé/envisages-tu de visiter cette jolie ville ?

La Vallée de Bethmale #CoinDeParadis


IMG_1221    Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un endroit que j’aime, plus que je n’aurais pu penser aimer un simple lieu, un simple lac, paumé au milieu de nul part. J’aimerais vous parler des montagnes des Pyrénées. Enfin, de l’Ariège, plus précisément. Et du Lac de Bethmale.
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IMG_1215    Je me rappelle encore, en vous en parlant, de l’odeur des sapins, du bruit de l’eau, et du vent dans cette petite cuve au milieu des montagnes. Quand j’arrive au bout de la route, que je m’engouffre au milieu des arbres, et que je débouche face à ces eaux bleu-vert, il me semble que tout s’apaise, que tant que j’y reste, rien ne se passe autour, ailleurs, que je reprendrais tout cela plus tard. Je suis dans l’ici, et maintenant. Je me fais du bien.IMG_1216IMG_1188IMG_1220IMG_1247

    C’est un endroit on ne peut moins touristique, et isolé au milieu de la nature. Peu importe la saison, ce lieu dégage quelque chose de divinement tranquille.
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10 choses à faire/voir lors d’un séjour à Bordeaux

Pour terminer ce court séjour par un bilan rapide et efficace, j’aimerais vous dresser ici la liste non exhaustive des choses à faire (ou à voir, tout simplement) lors d’un rapide passage à Bordeaux. Je n’ai pas eu le temps de tout évoquer dans ces quatre articles un peu succincts, en raison des évènements que l’on connait et qui ont un peu coupé court à mon envie d’écrire. Peut-être reprendrais-je la plume, un jour, pour terminer de vous présenter ces jolies choses. En attendant, voici un résumé !

  • Le Jardin Public

J’ai déjà évoqué ce petit paradis terrestre que j’ai découvert, le deuxième jour de ce voyage. J’y suis allée en Automne, les couleurs étaient belles, le temps était agréable, peut-être toutes les conditions étaient-elles réunies pour me faire passer un bon moment. Je pense toutefois qu’il s’agit là d’un lieu qu’il vaut mieux voir au printemps, en particulier pour profiter du jardin botanique, qui étaient un peu laissé à l’abandon lors de ma visite.

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  • La base sous-marine

Je n’ai malheureusement pas de photos de cet endroit qui est pour moi une des plus surprenantes expériences de cette année, et du séjour. Le lieu abrite en effet régulièrement des expositions, dans ce qui est en fait un ancien bunker construit pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’exposition en cours était alors Itinerrance, de Ferrante Ferranti, un photographe qui m’était alors inconnu, et sur lequel j’écrirai un article plus tard, tant j’ai aimé ce que j’ai découvert ce jour là.
Je parlais d’une « expérience », car c’est vraiment, pour moi, ce que propose le bâtiment. La nuit tombait lorsque je m’y suis rendue, et le bunker était désert. Il n’y a pas de lumière à l’intérieur, si ce n’est quelques éclairages artificiels pour pouvoir observer les photographies. Il n’y a pas d’autre issue que celle par laquelle vous êtes entré. Et le silence, ce silence… Dans l’une des pièces, qui était consacrée à la sensualité mise en avant par les photographies de l’artiste, un air d’opéra se faisait entendre. L’expérience était presque mystique…

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Boulevard Alfred Daney
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  • La Place des Quinconces

Une place, tout bêtement, qui abrite un monument rendant hommage aux girondins, et que j’ai déjà mentionné dans un article du blog. Vous pouvez n’y faire qu’un passage rapide, vous pouvez vous y arrêter un instant pour prendre deux-trois photos, mais vous pouvez également vous y installer, sur les marches ou l’un des rebords du monument, pour vous laisser aller à apprécier le temps, tout simplement.

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  • Le Musée des Beaux Arts

Le Musée était malheureusement fermé les deux jours où j’ai tenté d’y entrer (mardi et mercredi), mais il reste l’un des incontournables, très bien situé, très accessible que ce soit en bus ou en tram. Ce sera l’un de mes premiers arrêts la prochaine fois !

Musée des Beaux Arts
20 cours d’Albret
05 56 10 20 56

  • Les multiples épiceries fines qui fourmillent dans les rues de Bordeaux

Je ferai un article à ce sujet car je suis littéralement tombée amoureuse d’une épicerie, dans laquelle j’ai fait une véritable razzia… Mais il y en a vraiment partout, et vous y trouverez.. De tout. Du vin bien sûr, mais aussi des épices, des spécialités régionales, des friandises, du chocolat, de l’huile… Un petit bonheur dont je ne me suis pas privée !

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  • La Place de la Bourse

Cette place, et son architecture, datent du XVIIIe siècle. En y arrivant, que ce soit par les quais, ou par l’une des multiples rues qui y débouchent, il semble que le temps s’arrête. Je m’y suis posée quelques instants, devant la fontaine des Trois Grâces, devant les quais que je rejoignis ensuite. Un peu plus loin, le moderne côtoie le classique, et les plus jeunes aiment à venir jouer sur ce miroir d’eau qui m’a moi-même surprise d’abord. Un temps j’ai pensé que les bordelais marchaient sur l’eau… On ne m’avait pas prévenue !

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  • Les Quais

Que ce soit depuis les Chartrons ou depuis la place de la Bourse, faites un tour par les quais, de préférence au lever ou au coucher du soleil. Si vous n’y êtes pas déjà, vous apercevrez le Centre Ville et ses mille lumières, ses habitants qui s’éveillent. Du Centre Ville, vous serez en plein dedans, dans cette tranquille effervescence… N’hésitez pas à aller vous poser du côté du Skate Park, qui voit défiler pas mal de promeneurs.

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  • Les Antiquaires du quartier des Chartrons

Je n’ai pas pris le temps de m’y arrêter, car ce temps, justement, manquait. Pourtant, en me promenant dans les ruelles du quartier des Chartrons, je craquais à chaque coin de rue pour une antiquité, un vieux fauteuil rapiécé, un cadre, un miroir doré écaillé… Il y a notamment le fameux Village Notre Dame, et toutes ces petites boutiques très chaleureuses qui entourent cette rue du même nom… Jetez-y un oeil !

Oh, vous le connaissez bien maintenant.. J’en ai vanté les mérites avec un enthousiasme non feint dans un article passé. Mais j’ai vraiment aimé cet endroit, un Starbucks à taille humaine, un petit lieu plein de chaleur et d’humanité. J’aimerais trouver un coin comme celui-ci à Paris. Malheureusement, ces derniers sont souvent blindés, et les prix sont loin d’être aussi abordables que chez Juliena…

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  • Le CAPC – Musée d’Arts Contemporains de Bordeaux

Encore une fois, je n’ai pas eu le temps d’aller y faire un tour. La deuxième priorité pour mon projet séjour ? Sûrement.


 

La liste est à compléter, si vous avez des conseils, des idées, n’hésitez pas à les partager ! Un second voyage est prévu au printemps, et il me reste bien des choses à découvrir…