The Revenant : Emmanuel Lubezki méritait (encore une fois) son Oscar

Depuis ce matin, les réseaux sociaux sont saturés de messages à destination de Leonardo DiCaprio, cet acteur maudit passé tant de fois à côté de l’Oscar vivement convoité. Cette année, le succès lui a enfin répondu, et il est amplement mérité. Si le film est si poignant, il doit beaucoup à la prestation de celui-ci, qui s’est donné corps et âme pour son personnage, et nous propose une véritable performance dont il sera toujours temps de reparler d’ici quelques jours.

Aujourd’hui, j’aimerais surtout m’attarder sur l’élite de l’élite des instagrammer, j’ai nommé Emmanuel Lubezki.

The Revenant est un film qui, malgré ses longueurs, ne nous permet pas de décrocher un instant. Les dialogues sont quasiment absents d’un film qui se place surtout dans la lignée de ces oeuvres mettant en scène un homme face à la nature – avec toutes les épreuves que cela suppose (les végétariens auront bien souvent le coeur en miettes et l’estomac retourné durant la diffusion…). La nature… Elle s’offre à nous dans toute sa magnifique brutalité. Des paysages à couper le souffle, valorisés par la douce lumière d’un crépuscule hivernal… Tourné à la fois au Canada et en Argentine – pour des raisons techniques – le film m’a fait voyager de mon siège, et je suis ressortie de la salle l’estomac retourné, certes, mais surtout la tête pleine de la beauté subjuguante de cette Amérique intemporelle.

Je suis navrée qu’on parle si peu de ce directeur de la photographie qu’est Emmanuel Lubezki, qui a été fort heureusement récompensé par les Oscars la nuit passée. En allant me renseigner un peu plus sur le personnage, je me suis aperçue que j’avais eu l’occasion de croiser ce talentueux mexicain à diverses reprises, face à des films qui m’avaient tout autant séduite, comme Le Nouveau Monde, qui se rapproche fort d’ailleurs de The Revenant, et pour lequel il avait également été récompensé.

Je suis de celles qui considèrent que l’image d’un film conditionne son succès. J’avais vivement regretté le réalisme outré du film Le Trésor qui m’avait empêchée de me raccrocher à la beauté du décor lorsque les dialogues ou l’intrigue m’avaient perdue. Emmanuel Lubezki sait tenir le spectateur en haleine, et a témoigné à maintes reprises de son talent, ce qui lui permit de tourner avec les plus grands, et de laisser sa trace à travers des films qui rencontrèrent un succès auquel il a très certainement participé : The Tree of Life ? C’était lui. Birdman ? Lui encore. Gravity aussi, tant qu’on y est. Les Fils de l’Homme ou Sleepy Hollow également, pour ne citer que les plus connus.

Son habileté est d’ailleurs reconnue dans le milieu : le Monsieur ne compte plus ses récompenses, et s’avère d’ailleurs être un habitué des Oscars, puisqu’il compte désormais dans sa collection pas moins de six nominations, et trois statuettes !

Un sacré talent donc, que je tâcherai de suivre désormais.

(Pour ceux que ça intéressent, et je suis sûre qu’ils seront nombreux, Emmanuel Lubezki a un compte Instagram – évidemment ! – qui est à couper le souffle. Ca se passe ici.)

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Publié par

Camille

Aspirante-éditrice, chroniqueuse littéraire à ses heures, l'auteure de ce blog est une passionnée de littérature, et grande curieuse du monde des livres à tous ses niveaux.

3 réflexions au sujet de « The Revenant : Emmanuel Lubezki méritait (encore une fois) son Oscar »

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