Objectif culture : le (honteux) bilan de janvier

Un mois déjà. Janvier a défilé à une allure folle, et nous voilà déjà à l’aube de février, faisant le bilan de ces quatre premières semaines de l’année. J’étais pleine de bonnes résolutions et je ne suis pas sûre de pouvoir me satisfaire de les avoir respectées. Mais peut-être les écarts fait à la règle sont-ils finalement ce qu’il y a de plus intéressant. Je ne sais pas. Et je ne suis pas là pour réfléchir à cela, nous risquerions de nous perdre, après être partis bien loin.

Le mois de janvier s’est écoulé, et c’est les pieds rentrés et le menton baissé que je viens ici faire mon bilan culturel. Je m’étais fixé un certain nombre d’objectifs dont je vous faisais part ici, et j’ai eu bien de la peine à me montrer à la hauteur de mes ambitions.

Pour récapituler grossièrement :

¶ CINEMA : 1 / 4
¶ LIVRES   : 3 / 3
¶ EXPOS    : 1 / 2
¶ SORTIE  : 0 / 1
TOTAL   : 5 / 10

J’atteins péniblement la moyenne, et l’on remerciera pour ça mon amour renaissant pour la littérature. C’est d’ailleurs sur deux de ces bouquins que je vous ai fait un bilan en cours de route, l’un sur La Vénus à la Fourrure, l’autre sur La Douce de Dostoievski, qui est, comme prévu, celui que j’aurais préféré en ce début d’année. Le troisième livre que j’ai eu le courage de lire est celui de Marguerite Duras : Yann Andréa Steiner.

Une étrange déconvenue

J’aime beaucoup l’écriture de Marguerite Duras, autant que son personnage me semble-t-il. Je l’ai découverte il y a longtemps, par la lecture de Moderato Cantabile, qui est loin d’être ma favorite, mais qui m’a permis une première approche assez prometteuse, et finalement fort représentative de l’univers de l’écrivain en question. J’ai par la suite rencontré Un barrage contre le Pacifique, qui me paraît assez différent de ses autres écrits mais que j’ai dévoré avidement, un véritable roman plein d’ambiguité, de sincérité, d’expériences. Mes rencontres ultérieures seront celles de l’Amant, et de Lol V. Stein, ce dernier étant de loin le livre que j’ai préféré, étant tombée littéralement amoureuse de ce fragile personnage, incarnation s’il en est de la poésie dans un roman. D’où ma surprise à la lecture de Yann Andréa Steiner. Le titre m’avait naïvement mis l’eau à la bouche, et je me lançais dans cette lecture pleine d’assurance et de curiosité, impatiente de retrouver l’univers d’une auteur en qui j’ai entièrement confiance. Malheureusement, je me heurtais à bien des difficultés. L’écriture de ce roman est, comme toujours, assez originale. Il s’agit semble-t-il d’une conversation entre l’auteur et le fameux Yann Andréa Steiner. Nous nous immisçons dans cette conversation désordonnée, qui semble sans but, si ce n’est celui de rappeler à la mémoire de l’un et de l’autre, les souvenirs de ces semaines passées ensemble, il y a quelques temps, dans cet appartement de bord de mer. J’ai aimé l’atmosphère, j’ai été touchée littéralement par certains passages emprunts d’une douceur certaine et d’une réelle poésie, j’ai aimé ce ton de confession, ce langage parlé propre à la conversation… Mais je me suis sentie désagréablement exclue de cet échange qui m’a paru trop souvent incompréhensible. Les noms changent d’une page à l’autre, les temps ne concordent pas, les phrases n’aboutissent pas… Il m’a paru que le style bien caractéristique de Duras était ici poussé à son extrémité, et j’en ai été très décontenancée. Peut-être suis-je passé à côté d’une dimension importante de livre. Je ne sais pas. Et je suis frustrée par cette incompréhension…

J’ai déserté les salles de cinéma…

La grande surprise de ce mois-ci, finalement, fut ce peu d’entrain à aller au cinéma. Moi qui, jusqu’à maintenant, m’accordais ce plaisir d’aller m’isoler une heure, deux heures, trois heures parfois dans les salles sombres et silencieuses des cinémas parisiens, me laissant embarquer par mille et une intrigues, ce mois-ci, je me suis forcée à y aller, et cela une seule et unique fois. Pourtant, un certain nombre de films m’attiraient très certainement. Mais la motivation n’était pas là. Peut-être la faute au froid. C’est ce que l’on dira, en tout cas.

Ce mois-ci donc, le seul film visionné fut Carol, et je ne sais pas tellement quoi vous en dire, si ce n’est que j’ai visionné ce film avec plaisir, que ça m’a fait du bien, que je trouve Cate Blanchett divine dans son rôle. Au delà de ça, l’histoire ne me parait proposer rien de bien nouveau, aussi prenante soit-elle. Une jolie découverte, mais pas le film de 2016 à mon goût, malgré son succès certain !

Privée de sortie !

Je ne vous parlerai ni théâtre, ni danse, ni quoi que ce soit de ce genre puisque je ne suis pas sortie ce mois-ci. Je voulais aller voir Roméo et Juliette à la Comédie Française, une adaptation de la très célèbre oeuvre shakespearienne qui m’attire énormément, mais qui était malheureusement complète. Pour toutes les dates. Je guette la date des prochaines réservations, je compte bien y aller, même si le sort est contre moi !

La seule sortie se range dans la catégorie exposition, et c’est pour aller voir Splendeur et Misères que je me suis décidée à mettre le nez dehors. L’exposition s’intéressait à la pratique de la prostitution au cours de ces derniers siècles, particulièrement à travers la peinture et la photographie, mais le parcours proposé était également agrémenté de citations d’écrivains divers s’étant penchés sur le sujet, de films à tendance pornographique je crois qu’on peut le dire, de mobilier etc. J’ai été ravie de cette visite, j’y ai appris bien des choses et je me suis rempli les yeux comme l’esprit de représentations étonnantes ! Malheureusement l’exposition est terminée, je ne m’attarderai donc pas davantage à ce sujet…

Voilà, l’expérience est peu concluante en somme, pour ce premier mois de l’année, mais j’espère me rattraper le mois prochain ! Côté ciné, je ne suis pas très emballée par les sorties à venir, mais j’ai repéré des expositions intéressantes, j’ai une liste de livres en attente qui m’assure contre la panne d’inspiration pour les dix années à venir, et côté théâtre, comme je vous l’ai dit, je mise à nouveau sur Roméo et Juliette… En espérant un meilleur succès que la dernière fois !

& toi, tu es sorti ce mois-ci ?
Que me conseillerais-tu pour le mois prochain ?

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Publié par

Camille

Aspirante-éditrice, chroniqueuse littéraire à ses heures, l'auteure de ce blog est une passionnée de littérature, et grande curieuse du monde des livres à tous ses niveaux.

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