J’ai testé : être famille d’accueil pour animaux (et je recommencerai)

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Qu’est-ce qu’une famille d’accueil (ou FA) pour animaux ?

Il y a plusieurs possibilités. Deux surtout, qui sont assez différentes, supposent un investissement différent, et ont des conséquences variables.

La première, proposée notamment par la SPA, suppose l’accueil définitif de l’animal par la famille. On se rapproche de l’adoption, à ceci près que la SPA se charge des frais engendrés par l’arrivée d’un petit nouveau. Tous les animaux ne sont pas concernés ; on envoie dans les familles d’accueil ceux qui n’ont eu aucun succès à l’adoption et sont au refuge depuis trop longtemps, mais aussi ceux qui présentent un certain handicap ou une pathologie significative. La famille est chargée de prendre soin de l’animal qui échappe ainsi au refuge, mais celui-ci demeure la propriété de la SPA qui prend alors en charge les frais vétérinaires et les frais de nourriture.
C’est un bon compromis pour les familles désireuses d’accueillir une petite bête à la maison mais qui n’ont pas le budget nécessaire à ses soins. C’est aussi un beau geste à l’égard de l’animal qui sans cela aurait peu de chance de quitter sa cage. Il faut cependant être conscient des conséquences de cette décision. L’animal est généralement mal en point : handicap, maladie ou vieillesse, les perspectives d’avenir sont réduites et parfois difficiles et il est important d’y réfléchir avant de franchir le pas.

La seconde possibilité, que j’ai moi-même testée, est moins contraignante, mais tout aussi utile ! Elle est généralement proposée par des associations venant au secours des animaux et disposant de trop peu de places (voire aucune, toutes n’ayant pas de refuge à leur disposition) pour soigner leurs pensionnaires. Elles font alors appel à des familles bénévoles qui accueillent ces animaux quelques temps, en prennent soin jusqu’à ce qu’une famille se présente, prête à adopter ces boules de poils de manière définitive. En termes de frais, les possibilités varient d’une association à l’autre. Certaines demandent aux familles de prendre en charge la totalité des frais engendrés, d’autres prennent en charge les frais vétérinaires, d’autres encore en payent la totalité. Généralement, ces conditions sont précisées sur leurs sites, sinon, il ne faut surtout pas hésiter à demander. Les conséquences de ce type d’accueil sont naturellement différentes du cas de figure précédent, et je m’attarderai aujourd’hui davantage sur celles-ci. Continuer la lecture de J’ai testé : être famille d’accueil pour animaux (et je recommencerai)

Frida Kahlo racontée par Pierre Clavillier : une personnalité survolée.

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L’ouvrage est fidèle au genre dont il se réclame. Une biographie, rien de plus, rien de moins. L’auteur ne s’embarrasse pas de considérations psychologiques, il ne donne pas corps au personnage qu’il nous dévoile, et ce livre m’a donné l’impression quelque peu frustrante d’une énumération d’événements sans matière, visant à nous faire découvrir le vécu d’une artiste internationalement (re)connue de la manière la plus épurée possible.

C’est une introduction factuelle à la vie de Frida Kahlo pour ceux qui la connaîtraient peu – ce qui était mon cas avant cette lecture – mais qui ne permet pas un réel « attachement ». Après cette lecture, le sentiment d’en savoir toujours si peu concernant l’artiste, demeure. Son parcours est éclairé par ce travail assez approfondi de l’auteur, mais sa personnalité n’est que survolée et c’est un point que je regrette.

 L’écriture est simple, dépouillée de toute stylisation superflue. L’objet du livre est Frida Kahlo, le parcours de Frida Kahlo, et rien ne vient entraver l’objectif poursuivi par l’auteur de la faire découvrir au lecteur encore ignorant.

C’est donc une approche utile de l’artiste, mais qui sera vite oubliée. J’ai découvert Frida Kahlo dans ses grandes lignes, j’aimerais désormais l’approcher autrement, plus profondément, découvrir sa psychologie, ses discours, ses relations. Sa conception de l’art, de la vie, de la politique. Aller au delà des faits, m’attarder sur le reste, assez négligé par Pierre Clavillier.

Si tu as des livres à me recommander sur ce sujet, n’hésite pas, partage les !

Nina, des tomates et des bombes au théâtre Essaïon : parce qu’il vaut mieux en rire !

Jeudi 10 novembre dernier, Nina prenait à nouveau la parole à Paris, cette fois-ci au théâtre Essaion, non loin du Centre Georges Pompidou, dans une ruelle sombre et toute étroite, dans une petite salle sous des voutes de pierres, dans l’obscurité et le silence d’une nuit d’hiver parisienne.

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Nina, unique personnage de cette pièce à mille voix – car c’est dans sa tête que tout se déroule. Chaque soir, elle nous invite à rejoindre le spectacle qui se joue en elle, et le résultat est plus que séduisant, joliment réussi !

Elle passe au crible notre actualité, politique, économique, écologique… Le tout étant étroitement lié, bien sûr. Elle porte un regard faussement naïf sur notre société globalisée, mondialisée, s’attaque à ses dérives à coup de sourires innocents, de rires et de chansons. Car Marie-Claire Neveu chante aussi bien qu’elle joue, et d’une manière comme de l’autre, elle transporte les spectateurs qu’elle interpèle régulièrement.

Je te recommande cette pièce pour bien des raisons. La première d’entre elles, c’est que le spectacle témoigne d’un talent certain de la comédienne et des deux auteurs de cette pièce, Marie-Claire Neveu et Nicolas Bazin. Il faut en effet un certain talent pour parvenir à faire rire en traitant de sujets si sérieux, et souvent polémiques ; pour utiliser la poésie comme une arme – non, comme un porte-parole, sans tomber dans les clichés.

La mise en scène est minimaliste, et c’est tant mieux, tu n’as besoin de rien d’autre que le regard que Nina pose sur ton monde, ce regard qu’elle partage avec toi le temps d’une soirée.

« Nina a des yeux et elle les ouvre, énormes, sur le monde » nous explique-t-on pour présenter la pièce. Nina ouvre les yeux des spectateurs surtout, s’ils en avaient besoin, et c’est en ça que le spectacle est un réel succès. La prochaine étape, c’est de partager. La colère, l’envie d’autre chose, la volonté d’un mieux ; partageons-le.

Va voir cette pièce, tu ne seras pas déçu. En plus, sur Billet Réduc‘, il y a une offre découverte à 10 euros : ça vaut le coup, non ?

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Nina, des tomates et des bombes
Du 17 novembre 2017 au 21 janvier 2017
Théâtre Essaion – 6 rue Pierre au Lard, 75004 Paris

« La Bouitte », hôtel-restaurant de luxe : une belle histoire de famille

Le thème que j’aborde aujourd’hui diffère quelque peu des précédents, en ce qu’il s’agit d’un lieu que je n’ai encore jamais visité, et que je ne visiterai probablement pas de si tôt. Des recherches dans le cadre de mon travail actuel m’ont conduite à cette jolie découverte que j’aimerais te faire partager, d’abord car le lieu est superbe, mais surtout parce que cette histoire d’entreprise familiale couronnée de succès me plait beaucoup. Je te présente donc : La Bouitte !

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Une histoire de famille qui finit bien

Cette histoire dont j’aimerais te parler est celle de René et Marie-Louise Meilleur. En 1976, le couple achète ce qui n’est alors qu’un champ de pommes-de-terre. Au milieu des montagnes, ils dressent ce qui deviendra bientôt « La Bouitte », autrement dit, « Petite Maison », en patois savoyard. Petite peut-être, mais pas pour très longtemps.

La Bouitte est alors un restaurant fort sympathique qui accueille les voyageurs venus skier ou découvrir le pays quelques temps. René Meilleur est aux fourneaux, et propose une cuisine traditionnelle qui contente bien les visiteurs, à base de raclette et de fondue savoyarde, bien évidemment. Mais dès les années 80, la cuisine se fait déjà « plus élaborée et créative », se rapprochant de la gastronomie qui fera de La Bouitte un restaurant étoilé dès 2003. En 2015, elle reçoit sa troisième étoile, et cette année, l’établissement fête déjà ses 40 ans.

Aux côtés de Marie-Louise et René Meilleur se sont également installés leurs enfants. Maxime Meilleur, ancien athlète, a rejoint son père en cuisine et tous deux élaborent au jour le jour de nouvelles recettes à quatre mains. La grande soeur, Sophie, s’est quant à elle occupée de la création des 16 chambres et suites de charmes qui ont agrandi la demeure. Ajoute à ce sympathique portrait de famille les conjoints respectifs desdits enfants et tu comprendras pourquoi je parle de ce restaurant comme d’une bien belle aventure familiale.

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Un cadre de rêve

Il faut dire que la Bouitte a tout pour garantir son succès. Perchée au milieu des montagnes alpines, entre plusieurs stations de ski, elle a de quoi séduire les visiteurs qui s’y égareraient. Ses bâtisseurs se sont montrés soucieux d’assurer à la demeure le charme des chalets de montagne, et ils ont su allier l’attrait pittoresque d’un refuge simple et chaleureux, et le confort d’un hôtel de luxe.

En effet, derrière cette façade de pierres et de bois, se cache un restaurant étoilé mais aussi un hôtel de luxe ayant ouvert ses portes plus récemment. Les chambres sont dites « de charme » et en effet, quoi de plus charmant que ces pièces décorées à la façon d’antan, parsemées de plaids et de coussins moelleux, autour du foyer d’une cheminée qui trône au milieu de l’espace. Mais derrière ses airs de maison de campagne, la chambre offre tout le confort nécessaire : salle de bain dernier cri, télévision, wifi gratuit…

Enfin, pour se reposer de ces longues journées de vadrouille, un spa de montagne, « La Bèla Vya » a été installé récemment. (Et j’irais bien y passer le reste de l’année, personnellement…)

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Un programme culinaire prometteur

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Pour en revenir au restaurant, c’est toujours René Meilleur qui tient les commandes, accompagné depuis plusieurs années de son fils Maxime.

 Aucun d’eux n’ayant suivi de formation particulière, c’est en autodidactes qu’ils concoctent les mets qui font le bonheur des visiteurs, et leur valurent l’obtention d’une dernière étoile l’an dernier.

Leur objectif ? Trouver l’équilibre parfait « entre tradition et modernité, simplicité et élégance, précision et prise de risque », cela dans une interprétation séduisante des meilleurs produits du terroir. Une cuisine à l’image de tout le reste, en somme.

Pour conclure…

Cet article ressemble plus à une publicité qu’à une après-midi découverte, diras-tu peut-être. Ma méconnaissance du lieu ne permettait pas la critique, et je n’irai pas demain faire la découverte d’un domaine étoilé. L’idée n’était pas de faire connaître l’endroit, mais son histoire. J’ai été séduite par cette entreprise familiale, qui a su évoluer à son rythme et séduire ainsi progressivement chacun de ceux qui passaient la porte de leur établissement.

Les photos ne sont pas de moi, mais je n’en ai pas retrouvé les auteurs. Si vous avez votre idée, n’hésitez pas à vous manifester !

5 magazines qui font du bien.

Il fut un temps, je croyais que pour être à la hauteur de la société qui m’entourait, je me devais de rester informée de l’actualité, et que cela passait par des lectures fort classiques, et fort accablantes, que sont celles de la presse quotidienne la plus réputée, et des chaînes télévisées les plus en vogue. Le problème en fut l’atteinte à mon morale, qui se mit en berne bien rapidement.

Il y aurait toute une réflexion à mener sur cette nécessité tacite de plonger les lecteurs dans un profond désespoir pour s’assurer leur fidélité. C’est un fait que je ne m’explique pas. Pour vendre, il faut être sombre, il faut du fait divers, il faut du révoltant. De la révolte, c’est ça. A chaque page, mes poings se serrent, mon front se plisse, une vague de colère monte en moi comme en chacun de nous je crois, mais s’écrase bien rapidement entre les pages d’un journal que je replie pour l’oublier. Ne reste que cette vague cynique au fond de mon coeur, et cette nausée persistante.

Depuis quelques mois, j’ai décidé d’arrêter cela. Je ne lis plus le journal, je n’ai plus la télévision. Je ne me suis pas coupée du monde, bien au contraire. J’ai simplement choisi de sélectionner moi-même ce qu’il m’importe de savoir. Je fais le tri. Quand je veux prendre des nouvelles du monde, je fais un tour sur Internet, je lis quelques articles du Monde Diplomatique, ou je feuillette rapidement un journal tombé là par hasard.

Aujourd’hui, je préfère me perdre dans la lecture de magazines qui me réchauffent le coeur. Et j’ai choisi de vous en concocter une petite sélection (classés ici par ordre de découverte).

HAPPINEZ

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C’est le premier magazine « Lifestyle » que j’ai découvert. Le premier magazine que j’ai trouvé qui propose autre chose qu’un régime ou des informations toutes plus sombres les unes que les autres. Et ça m’a fait du bien.

Le principe : à chaque numéro, un thème : « Simplicité », « Confiance », « Gratitude »…  C’est par le numéro « Aimer » que j’ai commencé. Acheté à la hâte dans un kiosque de la gare de Lyon, je l’ai tranquillement lu dans le train qui m’emmenait dans les Corbières, cet été là. A côté de moi, l’amoureux que je découvrais encore avec surprise et ravissement. Nous avons feuilleté ensemble cette curiosité de la presse. Et je suis tombée sous le charme. Par la suite, j’ai été séduite par tous ceux qui vont suivre dans cette présentation, et je m’en suis un peu détachée. Pourtant, je sais que j’y reviendrai prochainement, parce que la dimension très spirituelle qui est proposée dans ce magasine m’a séduite, et c’est quelque chose que je n’ai retrouvé nul part depuis.

FLOW

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Le tout dernier numéro m’a été offert la semaine passée pour mon anniversaire. La personne qui me l’a remis a pensé que ça pourrait me plaire. Elle ne pensait pas si bien dire ! Voilà déjà plusieurs mois que j’attends avec la même impatience l’arrivée du numéro suivant.

Dans ton Flow, tu trouveras chaque mois une thématique assez générale, et en milieu de magazine, un petit cadeau ludique à chaque fois. Un carnet de calligraphie, des étiquettes, des marques pages. Un livre d’écriture thématisé, ou pour ce mois-ci, un cahier prêt à recevoir chacune de tes déclarations d’amour. Parce que l’un des articles de ce mois-ci s’intéresse aux lettres d’amour et à leur récent évanouissement. Je regrette souvent l’époque des billets doux, le temps passé derrière un bureau à essayer de coucher sur le papier les bons mots. L’attente d’une réponse, l’impatience prudente lorsque tu ouvres cette enveloppe qui porte ton nom. L’écriture de l’autre, tellement plus parlante qu’une police Sans Sherif sur ton écran lumineux, anonyme. Flow s’interroge et te propose de te réconcilier avec la pratique.

Cet article illustre bien ce qui m’a fait aimer le magazine. L’originalité bienveillante de chacune de ses pages. Les reportages qui le nourrissent, les propositions qui le jonchent, et toujours dans le but de rendre ta vie plus rose, plus sereine. Jette un oeil à ce petit bijou, et sens ton coeur sursauter d’un enthousiasme nouveau.

CLÉS

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Malheureusement, ce magazine est arrivé au bout de son parcours, et je trouve ça dommage. L’idée était bonne. Ce bimensuel s’accordait le temps de la réflexion. Avant de la balancer, digérer l’information. La transmettre avec intelligence. Dans une société où tout va trop vite, la presse d’actualité en particulier, je trouvais ça bien de pouvoir compter sur ce genre d’initiative. Tant pis, quelque chose de neuf en émergera probablement d’ici quelques temps…

En attendant, je ne peux que te conseiller le numéro 98 : « Nos animaux : compagnons ou protéines ? » 😉

SIMPLE THINGS

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Je crois bien qu’il s’agit de mon préféré. Découvert tardivement (il faut dire qu’il est assez récent), j’ai eu un coup de coeur pour ce condensé de bonnes choses, toutes simples, comme le veut le titre. Le magasine est décomposé en plusieurs chapitres correspondant aux différents moments de la journée, et de l’aube au soir se proposent diverses activités pour se faire du bien, se faire plaisir, se libérer du quotidien. Tout se dont j’avais besoin, en somme !

Au fil des pages, tu auras le loisir de découvrir quelques DIY tout simples, des recettes tout aussi accessibles, mais surtout de belles images, partout, et quel bonheur pour les yeux de se laisser prendre par ces clichés du monde entier, si doux, si sereins ! Dans le dernier numéro, le magazine nous propose de découvrir Porto, grâce à l’intervention de l’une de ses habitantes. Simple Things c’est aussi ça : un magazine participatif. Tu trouveras différentes rubriques qui font appel à des lecteurs venu intervenir sur un sujet précis. Ils sont bien souvent bloggeur, et c’est avec plaisir que je rejoins leur page après avoir lu leur proposition.

Va y jeter un oeil la prochaine fois que tu passeras près d’un kiosque, je t’assure, tu auras très vite envie de t’y plonger entièrement, des heures durant. Un bonheur !

AS YOU LIKE

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En parlant de magasines participatifs et de blogs à découvrir… Je ne pouvais faire abstraction de ce magazine lancé il y a quelques mois, dans la ligné d’Hellocoton, et qui propose un condensé des meilleurs conseils, récits, astuces de blogueuses.

Je suis partie à la découverte de ces jeunes femmes que je suivais de loin, fais un tour dans leur univers autrement que derrière un écran. Une explosion de belles images, colorées mais épurées, qui font tant de bien aux yeux lorsque tu te perds dans les couloirs du métro parisien… Merci à toutes ces gentilles participantes, qui me font rêver dans les allées suburbaines.. Pour ces idées DIY, ces inspirations déco, ces recettes enfin accessibles, et pour toutes ces pages modes qui, pour une fois, entrent dans mon budget 😉

Et toi, quels sont tes magazines préférés ? Je serais ravie d’en découvrir de nouveau, à ajouter à cette courte liste.

Agnès D. : une YouTubeuse déjantée qui fait du bien !

La découverte web du mois sera probablement celle-là : Agnès D., qui tient une chaîne Youtube depuis pas bien longtemps – 24 février 2015 nous renseigne la page de la dite dame – et qui est à mon avis bien trop peu connue. Petite présentation.

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L’idée originale et qui ajoute à la chaîne son petit côté atypique, est la création de personnages divers, que j’interprète comme une démultiplication de sa personnalité, une manière de confronter ses paradoxes, mais aussi de prendre toujours du recul par rapport aux propos énoncés. Sur sa bannière on compte trois personnages mais j’ai parfois l’impression qu’il y en a davantage.

Tu feras très rapidement connaissance avec sa « cruche« , spécialiste des conseils make-up, fashion et autres démonstrations girly. Agnès D. s’en moque ouvertement mais le fait avec une forme d’indulgence et rendant son personnage malgré tout si sympathique que la critique passe bien. L’idée est qu’on est nombreuses à se laisser prendre au jeu, à écouter béatement les conseils énoncés qui ne sont pas tous à bannir, mais avec lesquels il est important de garder une certaine distance critique. Pour un petit aperçu, je te recommande cette vidéo, qui est justement celle qui me fit découvrir la Youtubeuse, et que j’ai vraiment beaucoup aimée.

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L’autre personnage est désigné comme son « troll« , et m’amuse énormément. Très moqueur à l’égard des propos d’Agnès D., elle semble anticiper les critiques qui pourraient être faites par les internautes, et permet de rire de tout ce qui est dit plutôt que de s’en offusquer, d’en grimacer ou même de trop s’y attacher. Car encore une fois, elle nous garde à distance.

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Enfin, « Moi », Agnès D. en personne, sans far et sans artifices, nous présente ses conseils divers, ses avis sur tout un tas de sujets d’actualité ou non, tendances ou non.

Parler de ce qui a déjà été dit mille fois. Autrement.

C’est ce que j’admire dans la démarche et ce qui m’a fait m’abonner très vite à la chaîne. Agnès D. te parle de ce que tu as déjà entendu mille fois. Mais elle t’en parle différemment. Elle met de côté toutes les politesses, évite tous les détours, et te raconte le tout avec une franchise souvent très amusante. Comme l’impression de prendre un verre avec une bonne copine, un vendredi soir après le travail. Elle te racontera sa grossesse, ou son rapport à ses cheveux, qu’elle a perdus et qu’elle cherche à faire repousser. Elle te parlera de ces instants gênants que l’on connait toutes, chez l’esthéticienne ou chez la gynéco notamment. Elle en discute sans complexes, sans circonvolutions, et c’est ça que j’aime dans ces vidéos !

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Des conseils make-up originaux, du total-look Madonna au maquillage spécial enterrement, en passant par des parodies fort amusantes des astuces pour un look « naturel » ou pour se mettre enfin au « baking ». Autant de termes que l’on voit passer encore et encore sur Youtube et sur les blogs, et dont je suis personnellement assez lasse, mais auxquels elle redonne tout leur intérêt.. avec humour.

Mention spéciale pour son « tuto-féministe », très vrai, très drôle, très intelligent !

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Allez faire un tour sur CETTE CHAÎNE HAUTE EN COULEURS, j’espère que ça vous plaira, moi j’adore, et j’espère que son travail finira par porter ses fruits parce que c’est grandement mérité.

Pourquoi s’offre-t-on des oeufs à Pâques ?

Après Noël et la Saint-Valentin, les vitrines changent à nouveau leurs habits, et au milieu des poussins et des cloches se dressent fièrement des oeufs peints de mille motifs, en chocolat, en bois, en porcelaine, c’est un carnaval de couleurs et c’est avec impatience que j’attends avec vous le moment de fondre sur le chocolat abandonné au milieu d’un jardin où percent les premiers bourgeons de l’année.

Généralement l’occasion d’un petit moment en famille, de promenade dans le jardin avec les enfants, de photographies en tous genres, Pâques est accueilli avec plaisir ou indifférence, mais elle reste bien la fête des oeufs en chocolat (ou non, d’ailleurs). Mais pourquoi ? D’où nous vient cette étrange tradition ? Quelle manie nous prend donc, une fois l’an, d’aller éparpiller moult oeufs sous les arbres en fleurs, avant de les (re)découvrir avec une joie non feinte ? Pour comprendre cette habitude pour le moins troublante, il faut revenir des siècles en arrière – voire, des millénaires…

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Avant le christianisme, la symbolique des oeufs teints

L’humanité n’a pas attendu l’arrivée de Jésus pour développer ce plaisir fort particulier de s’offrir des oeufs colorés en diverses occasions. Pour comprendre cette tradition, il faut s’intéresser à la symbolique qui est liée depuis longtemps à ce petit objet.

Il semblerait en effet que dès l’Antiquité, Perses et Egyptiens aient développé cette pratique qui consiste à s’offrir des oeufs, décorés, célébrant par là l’arrivée d’un nouveau printemps. (On a en effet retrouvé des oeufs d’Autruche datant d’il y a 60 000 ans (!) en Afrique australe, dans des tombes à Sumer, ou en Egypte). L’objet, qui par sa fonction évidente symbolisait la vie, mais également le renouveau, est rapidement devenu une sorte de porte-bonheur, une manière de se souhaiter « plein de bonnes choses » en somme ! Offrande amicale ou rituelle, ces objets travaillés avec plus ou moins d’arts et de fioritures ont longtemps accompagné les hommes, ici pour célébrer les dieux et déesses (comme chez les Anglais ou l’on en offrait à la déesse Éostre, qui laissa d’ailleurs son nom à la fête actuelle, « Easter »), là pour rendre honneur au soleil (comme l’auraient fait les druides de l’Antiquité gauloise, qui peignaient alors leurs oeufs en rouge).

Du paganisme à la récupération catholique

Lors de mes cours d’histoire sur le christianisme, j’ai étudié comment les chrétiens s’étaient appliqués à réutiliser des symboles, des dates et des pratiques pour glisser méthodiquement vers un catholicisme qui parlerait davantage aux païens qu’il s’agissait de convaincre. Là où l’on regrettait une fête païenne voire satanique, l’on s’empressait parfois de mettre en place une symbolique religieuse, une cérémonie nouvelle qui permettrait de conserver ces rituels qui séduisaient les païens, notamment par leur prétexte rassembleur.

L’oeuf de Pâques en serait ainsi l’un des objets. Par sa très ancienne symbolique – de la vie et de la résurrection donc – il ne fut pas bien difficile à recycler. Aussi vint-il mettre fin à la période du Carême et marquer la célébration de la résurrection du Christ. Logique. On considère que la coutume d’offrir des oeufs le matin de Pâques daterait environ du IVème siècle en Europe – quoique la pratique tarda quelque peu à se répandre, puisqu’il faut attendre le XVème siècle pour en retrouver des traces en France.

Devenant petit à petit une pratique royale, les oeufs se virent habillés d’ornements toujours plus précieux, et l’outil d’une exposition de son art, de son habileté. On s’éloigna progressivement de sa signification première, l’oeuf est devenu un prétexte, il est réutilisé à tout va, et aujourd’hui, il est surtout devenu commercial.

Un côté pratique…

A notre époque en effet, quoique le plaisir de décorer ses oeufs avec les enfants, d’habiller sa maison, de tester son talent sur ces jolies coquilles persiste quelque peu, les oeufs de Pâques s’offrent surtout en chocolat, et ils sont rarement destinés à rappeler la résurrection du Christ. L’objet a été récupéré, notamment par les chocolatiers, qui voient arriver avec plaisir les premiers jours du Printemps.

N’oublions pas cependant que pour les premiers chrétiens, ce côté pratique et utilitaire n’était pas non plus totalement absent… En effet, Pâques marquait surtout la fin du Carême, période durant laquelle il était interdit de manger – entre autres – des oeufs. Or bien sûre, les poules, elles, ne cessaient pas de pondre ! Plutôt que de gâcher le tout, il était ainsi bien pratique de se les offrir mutuellement une fois cette période de trente jours terminée… 🙂

Et toi, comment célèbres-tu cette journée à la maison ?